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plément que ce système pouvait fournir à la répres
sion dans l’ordre moral et politique, commencèrent
à incliner vers des tempéraments et à se prononcer
pour une entente avec le Zollverein, dont les effets
favorables au regard du développement industriel
des membres de l’Union étaient assez manifestes
pour ne pas pouvoir être révoqués en doute.
De plus en plus l’entrée même de l’Autriche dans
le Zollverein, h laquelle le prince de Metternich
n’aurait pas, lui aussi, dit-on, été contraire, devint
l’objet de toutes les discussions; et de plus en plus
on se persuada que, loin d’être propice à la vie éco
nomique de l’Autriche, sa législation prohibitive
et protectionniste à l’excès en entravait 1 essor, et
qu’en particulier un contrôle sans mesure, les chi
canes de l’administration douanière, les excitations
à la fraude inhérentes aux droits élevés et aux pro
hibitions ainsi que la vénalité des fonctionnaires,
étaient tout aussi préjudiciables, sinon plus, aux in
térêts en cause qu’une concurrence modérée de la
part des nations étrangères.
Ce courant devint plus intense encore, avec l’avé-
nement aux affaires en 1840 du baron de Külieck,
ce fils d’un tailleur, qui, grâce â ses aptitudes, avait
su escalader les plus hautes positions dans un pays
si peu accessible encore en ce temps à la roture, et
sur l'initiative duquel fut instituée une commission
chargée de recueillir les doléances de l’industrie à
l’encontre de la contrebande et les moyens proposés