Object: Der österreichische Exporteur

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maíTmoud et MÉHÉMET. 
iitrigues. A la nouvelle de l’arrivée de sir Napier devant 
Beirout, toute la Syrie septentrionale s’agita. Méhémet 
effrayé offre aussitôt de rendre Candie et de se contenter 
de l’administration viagère de la Syrie, avec l’Égypte héré 
ditaire. 
Ce n’est point suffisant; ses propositions ne sont point 
entendues. Le 14 septembre, un firman du sultan proclame 
purement et simplement la déchéance du pacha. Le 3 oc 
tobre, Beirout tombe aux mains des Anglais; Ibrahim 
recule précipitamment vers le sud, résiste à peine ; le fata 
lisme musulman brise tout d’un coup son énergie. 
Tous les grands desseins de Thiers s’en vont à la dérive, 
entraînés par cette reculade imprévue. Le gouvernement 
français veut contenir cette débâcle ; de graves délibérations 
ont lieu aux Tuileries pendant plusieurs jours; Louis- 
Philippe y déclare qu’il ne veut pas faire la guerre : faut-il 
compromettre le trône et la frontière elle-même pour un 
pacha qui se défend si mal, qui plie au premier contact de 
quelques marins anglais ? Les journaux ministériels atta 
quent le roi. Mais l’opinion est désemparée, elle com 
mence à craindre de s’être égarée. Du moins il est impos 
sible de laisser déposséder complètement Méhémet-Ali; le 
ministère, d’accord pour quelque temps encore avec le roi, 
adresse aux puissances la note du 8 octobre, déclarant que 
la France n’admettra pas que Méhémet soit chassé de 
l’Égypte. C’était se rallier au principe essentiel du traité de 
Londres. Thiers pourtant n’avait pas renoncé à l’idée de la 
guerre; il n’attendait qu’une provocation nouvelle de Pal 
merston pour forcer la main au roi. Le 20 octobre, il 
présente à Louis-Philippe un projet de discours du trône 
pour l’ouverture des Chambres fixée au 28. Louis-Philippe 
en trouve le ton trop belliqueux, refuse de signer, accepte 
la démission du ministère Thiers. Le nouveau cabinet fut 
présidé par le maréchal Soult; Guizot fut appelé de l’ambas 
sade de Londres au ministère des affaires étrangères. 
Dès lors la question d’Égypte perdait de son acuité ; le 
ministère Soult-Guizot dégageait la France de l’impasse où 
elle s’était jetée; son seul avènement était une concession 
faite à l’Europe, un gage de paix. Guizot espéra que les 
puissances lui en sauraient gré et se montreraient conci 
liantes. Tout en maintenant la note du 8 octobre, il pensa 
obtenir pour le pacha quelque chose de pins que l’Égypte, 
par exemple le pachalik de Saint-Jean d’Acre. Encore
	        
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