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« Je dois dire en dernier lieu quelque chose des rapports
entre l’organisation syndicale, prévue dans ce projet de loi,
et l’organisation corporative que d’aucuns préconisent.
« Selon le concept de l’organisation corporative, tous les
citoyens sont enrôlés selon la profession qu’ils exercent, de
façon que l’on crée une organisation rigide et schématique,
sans aucune possibilité de libre développement.
« Nous estimons qu’une incorporation semblable de toute
la population ne répond pas aux conditions actuelles de la vie
italienne. Mieux vaut partir d’un fait existant, de la réalité,
c’est-à-dire des syndicats. Nous développons cette réalité,
nous lui donnons de nouveaux aspects, et nous créons les
syndicats légalement reconnus. Si la vie des syndicats devient
aussi vigoureuse que nous le croyons, de telle sorte que tous
ceux qui sont dignes d’y entrer y appartiennent effectivement,
il en résultera un système qui se rapprochera du système cor-
poratif tout en s’en distinguant toujours par un élément es-
sentiel.
« Les membres du syndicat, qui auront la direction de la
vie économique du pays, et régleront les rapports entre les
classes, doivent constituer une élite de personnes capables,
et de convictions sûres. Le jour où tous les patrons, tous
les travailleurs italiens auront cette capacité, cette conscience
du but à atteindre et ces convictions, alors, mais alors seu-
lement, le syndicat deviendra automatiquement corporation.
« Honorables collègues, il ne me reste plus qu’à conclure.
Le fascisme devait finalement résoudre la question sociale et
discipliner le syndicalisme. C’était un engagement d’honneur
qu’il avait pris du fait de son origine. Le moment n’est peut-
être pas venu encore de faire l’histoire intérieure de ce mouve-
ment politique et social complexe que l’on appelle le fascisme,
mais assurément, l’un des éléments fondamentaux de la nais-
sance et du développement du fascisme a été le mouvement
syndical.
« Permettez-moi à ce propos, honorables collègues, de
rappeler un souvenir personnel. Depuis de longues années
déja j'ai affirmé ma foi dans le syndicalisme, et précisément
dans le syndicalisme national, instrument de pacification entre
les classes, reconnu et contrôlé par l’Etat.
« Dans un discours que je prononçai en novembre 1920
pour l'inauguration de l’année académique à l’Université de
Padoue, j'affirmai nombre de choses qui sont aujourd’hui
tar”
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