LE PÉROU ÉCONOMIQUE 00
Les tramways commencent leur service à 7 heures du
matin pour terminer à 10 heures du soir, sauf les jour s fériés.
IX. — Lorsqu’on sort de Lima pour se rendre à Mira-
flores, Chorillos et Ancon qui sont les stations balnéaires
de la capitale les plus fréquentées, on se trouve au seuil
d’une immense plaine formée par une série de potreros (1)
séparés entre eux par des tapias (2).
Dans les environs de Lima, abondent les huacas ou
cimetières indiens du temps des Incas ; ces sépultures
sont constituées par des monticules de pierres, terre et
briques. Toutes ont été ouvertes soit par les tremblements
de terre, soit par la main des hommes ; on y a trouvé et
l’on y trouve encore des momies, des idoles, des articles de
céramique incaïque, et parfois des objets d’or et d’argent.
Les huacas qui se trouvent dans les environs de Lima,
ainsi que les constructions datant de la même époque,
disséminées dans la Costa et dans la Sierra, sont toutes
parfaitement conservées grâce au climat. Les momies que
contiennent ces sépultures sont presque toutes assises à
la manière indienne, c’est-à-dire les genoux touchant le
menton. Toutes sont vêtues de manières différentes, sui
vant le rang du mort, ses habitudes et sa richesse.
Une des plus célèbres huacas des environs de Lima
est celle de Pachacamac, près du village de Ltjrin, très
remarquable par son importance archéologique et ethno
graphique.
Miraflores, à 8 kilomètres à peine de Lima, est une
ville d’eaux des plus agréables ; c’est une résidence char
mante aux villas nombreuses et élégantes. On s’y rend
à 1 aide d’un tramway et par le chemin de fer de Lima à
Chorillos et Ancon ; le prix des places est de 10 centavos.
(1) Prairies où l'on élève des chevaux.
(2) Petits murs en terre d’un mètre de hauteur environ.