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l’aménagement doit être soigneusement étudié quant à ses
‘neidences ».
Pour répondre à ce désir, il a été formé au sein de notre
Chambre Syndicale une sous-commission dont le but bien
précis a été d’étudier comment se comporteraient en cas
d'application généralisée de la taxe à la production les indus-
‘ries principales de notre ville : Minoterie et Semoulerie, Huile-
rie et Savonnerie, Métallurgie, Produits Chimiques.
Mais passant du particulier au général, il nous a paru inté-
ressant et utile d’élever le débat, et tout en spécialisant notre
âtude à ces industries régionales, d’en déduire quelques idées
générales sur l’ensemble de la question.
ETAT DE LA QUESTION
Dans un excellent rapport qu’il présentait le 13 février 1925
à la Chambre de Commerce, notre distingué président hono-
raire, M. Antoine Boude, tout en demandant la plus grande
prudence pour l’établissement d’une taxe à la production, en
approuvait le principe pour les produits allant à la consom-
mation sans subir de transformation industrielle.
M. Pierre Fajon a présenté à notre Société le 24 mars 1925
ün rapport très documenté où il concluait à l’utilité de l’ache-
minement vers la taxe à la production, toujours sous les
réserves de prudence qu’impose un si vaste problème. :
M. Maurice Toy-Riont, alors président de notre Société,
rappelait à M. le Sénateur Milliès-Lacroix, par sa lettre du
21 janvier dernier, que l’établissement de la taxe à la produc-
tion appliquée dans un délai convenable et avec la prudence
nécessaire, était à la fois un élément non négligeable du
redressement financier, un avantage pour les assujettis, et
même pour l’Administration par rapport aux difficultés de la
taxe sur le chiffre d’affaires.
Enfin, M. René Wolff, président de la Commission Commer-
ciale de la Société des Commerçants, Magasiniers et Industriels
de Marseille, présentait à cet important groupement, le
10 février dernier, un excellent résumé de la situation, cet
soncluait, comme nous, à l’intérêt que présenterait cette
‘ormule plus simple à tous points de vue que les taxes
superposées.
La Chambre, entrant dans cette voie, a-voté le 13 février 1925
e remplacement des taxes superposées par une seule taxe