Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

11ii — 
trouver ue contrépartie à l’entréé en Franée des produits 
étrangers. 
Quant au dégrèvement que nous demandons sur les produits 
2xportés, ce serait commettre une grave erreur que de l’appré- 
cier comme un Dumping. Cette mesure n’a d’autre effet que de 
nous rapprocher du régime de libre concurrence. 
L'industrie française supporte la plus lourde charge, par les 
dombreux impôts qui la frappent, de la faillite des engagements 
de l'Allemagne. Elle assure à elle seule la plus grande partie 
des ressources de notre lourd budget. Et si les taxes perçues 
au titre chiffre d’affaires, ou production, n’étaient pas suppri- 
imées à la sortie, les exportations françaises se trouveraient 
grandement diminuées. 
On a parlé, au cours de ces dernières années, de l’améliora- 
tion de la balance commerciale de la France. Mais a-t-on tenu 
sompte de tous les éléments de cette balance ? . 
À la séance du 5 février dernier du Sénat, M. le Sénateur 
Japy faisait remarquer qu’en 1924 nos exportations ont dépassé 
xos importations de 350 millions de franes-or. 
Mais, dit-il, si l’on en déduit l’excédent des exportations aux 
colonies qui ont pour monnaie le franc, excédent qui s’élève 
à 250 millions de francs-or ; si l’on déduit les frets que nous 
payons à l’étranger et qui représentent approximativement 
350 millions ; si l’on déduit encore l’exportation des capitaux 
effectuée par les ouvriers étrangers que les pertes de la guerre 
et l’application de la loi de 8 heures nous obligent à appeler 
en France, exportation qui représente encore 300 millions de 
trancs-or, l'addition de ces chiffres montrera que le soi-disant 
excédent de balance commerciale de 1924 semble*s’être traduit 
par un large déficit, même en tenant compte des dépenses des 
touristes étrangers. Il est donc capital de ne pas entraver notre 
exportation. - 
Or il apparaît que, pour les derniers mois de 1925, le déficit 
de notre balance se produit de nouveau ou redévient apparent : 
nos importations qui étaient, en ‘septembre 1925, de 441 mil- 
lions, ont progressé en octobre à 498 millions : novembre, 
501 millions ; décembre, 559 millions, 
Si l’on compare les chiffres de ces mêmes mois pour 1924 
et 1925, on trouve que nos importations ont progressé : en 
octobre, de 32 % ; en novembre, de 33 % : en décembre, 
de 38 %, alors que, parallèlement, nos exportations n’ont 
progressé : en septembre, que de 22 % ; en octobre, de 19 % ; 
en novembré, de 18 % ; en décembre, de 10%, 
4. LA TAXE A LA PRODUCTION
	        
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