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trouver ue contrépartie à l’entréé en Franée des produits
étrangers.
Quant au dégrèvement que nous demandons sur les produits
2xportés, ce serait commettre une grave erreur que de l’appré-
cier comme un Dumping. Cette mesure n’a d’autre effet que de
nous rapprocher du régime de libre concurrence.
L'industrie française supporte la plus lourde charge, par les
dombreux impôts qui la frappent, de la faillite des engagements
de l'Allemagne. Elle assure à elle seule la plus grande partie
des ressources de notre lourd budget. Et si les taxes perçues
au titre chiffre d’affaires, ou production, n’étaient pas suppri-
imées à la sortie, les exportations françaises se trouveraient
grandement diminuées.
On a parlé, au cours de ces dernières années, de l’améliora-
tion de la balance commerciale de la France. Mais a-t-on tenu
sompte de tous les éléments de cette balance ? .
À la séance du 5 février dernier du Sénat, M. le Sénateur
Japy faisait remarquer qu’en 1924 nos exportations ont dépassé
xos importations de 350 millions de franes-or.
Mais, dit-il, si l’on en déduit l’excédent des exportations aux
colonies qui ont pour monnaie le franc, excédent qui s’élève
à 250 millions de francs-or ; si l’on déduit les frets que nous
payons à l’étranger et qui représentent approximativement
350 millions ; si l’on déduit encore l’exportation des capitaux
effectuée par les ouvriers étrangers que les pertes de la guerre
et l’application de la loi de 8 heures nous obligent à appeler
en France, exportation qui représente encore 300 millions de
trancs-or, l'addition de ces chiffres montrera que le soi-disant
excédent de balance commerciale de 1924 semble*s’être traduit
par un large déficit, même en tenant compte des dépenses des
touristes étrangers. Il est donc capital de ne pas entraver notre
exportation. -
Or il apparaît que, pour les derniers mois de 1925, le déficit
de notre balance se produit de nouveau ou redévient apparent :
nos importations qui étaient, en ‘septembre 1925, de 441 mil-
lions, ont progressé en octobre à 498 millions : novembre,
501 millions ; décembre, 559 millions,
Si l’on compare les chiffres de ces mêmes mois pour 1924
et 1925, on trouve que nos importations ont progressé : en
octobre, de 32 % ; en novembre, de 33 % : en décembre,
de 38 %, alors que, parallèlement, nos exportations n’ont
progressé : en septembre, que de 22 % ; en octobre, de 19 % ;
en novembré, de 18 % ; en décembre, de 10%,
4. LA TAXE A LA PRODUCTION