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des taxes perçues au titre « production >» ou « chiffre d’affai-
res », il sera nécessaire d’appliquer la taxe unique au produit
fini.
En ce cas, et pour indiquer seulement un ordre de grandeur,
la taxe unique pourrait être environ de : 3 % pour les super-
phosphates, 2,85 % pour le soufre, 2,60 % pour l'acide
‘artrique.
Bien entendu, ces conclusions se rapportent seulement aux
exemples locaux ci-dessus de la grande industrie chimique,
mais non par exemple aux multiples industries des produits
dérivés, notamment les spécialités pharmaceutiques. Pour
celles-ci, le problème est beaucoup plus compliqué en raison
des nombreux échelons de transformation, et nous estimons
qu’il y a lieu de leur appliquer la solution intermédiaire et de
transition dont nous parlerons dans nos conclusions. …
En ce qui concerne nos industries régionales de produits
chimiques, la taxe à la production intégrale paraît pouvoir être
immédiatement appliquée.
Métallurgie
MM. Paul Duclos et Henri Martiny nous ont apporté sur
sette question de très intéressantes suggestions.
Spécialistes de la ‘métallurgie et de la construction mécani-
que, leurs avis sont ceux de techniciens, qui ont étudié au
sein de notre commission et sous toutes ses formes possibles,
l’application de la taxe à la production à leur industrie. Ils ont
conclu à titre personnel à la taxation de l’objet fini. Leur
syndicat hésite cependant à les suivre et préfèrerait taxer-les
matières premières.
Nous avons exposé plus haut les raisons qui nous retenaient
de baser la taxation sur les matières premières, surtout
rorsqu’il s’agit d’industries où les transformations peuvent être
nombreuses et la main-d’œuvre importante. Aussi estimons-
nous que la métallurgie est de ces industries pour lesquelles
la taxe unique ne peut être équitable, productive, et d’une
application facile, qu’en lui appliquant une solution intermé-
diaire et de transition énoncée dans nos conclusions et qui
‘orme l’objet de notre deuxième vœu.