démarches et de nouvelles lettres, notamment celle du 20 avril,
pour aboutir au décret du 11 mai complétant la loi et qui, en
somme, rendait habitable le nouveau régime.
Nous n’avions garde cependant de cesser nos efforts pour
rappeler la vérité et de notre lettre du 28 juillet, laissez-moi
extraire la phrase suivante dont un avenir prochain devait
montrer l’exactitude : « Sur le fond même du problème, nous
« avons à plusieurs reprises émis l’opinion que le principe de
« cette taxe reposait sur une illusion d’optique, que l’avan-
« tage apparent du prix de revient n’était que très momentané
« dans les périodes de décalage monétaire et que, par suite,
« la création de la dite taxe risquait d’avoir de graves consé-
« quences sur l’activité du pays, seule base foncière du relè-
« vement financier ».
La crise financière se précipite entraînant dans l’opinion une
nouvelle crise de xénophobie économique, comportant les
mêmes paradoxes : la vie est trop chère — les étrangers rafient
nos produits qui sont trop bon marché — et c’est la loi d’août
1926 organisant la taxe unique, sans exception ni adoucisse-
ment, bloquant sous la même rubrique la poutrelle d’acier
entièrement faite de main-d’œuvre nationale et les produits de
nos industries locales : sucrerie, huilerie, minoterie, raifinerie
de soufre, toutes industries de transformation incorporant un
faible pourcentage de main-d’œuvre à des matières premières
relativement de grande valeur, achetées hors de France sur le
marché international.
Cet aspect de la question nous frappe aussitôt et nous inter-
venons très vivement, prenant la tête du mouvement de pro-
testation qui hésitait un peu en raison de la gravité de la
situation financière et politique.
Nous organisons à Paris une démarche commune des gran-
des associations, réclamons et obtenons la préparation d’un
projet de loi et avons enfin la joie de gagner cette première
grande bataille par le décret du 14 novembre, libérant, avec
des modalités ingénieuses, les produits apurant des acquits
d’admissions temporaires ou de soumissions cautionnées.
Cette victoire subsidiaire, mais si importante pour notre cité,
devrait être bientôt suivie de la disparition même du régime
que vous avez vu suspendre par le décret du 4 janvier 1927.
Nous espérons bien qu’il est enterré pour toujours et nous
sommes fiers d’avoir été les premiers à ouvrir la brèche. et les
veux. Dans l’état d’âpre concurrence internationale qui n’est