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viendraient ensuite contribuer, par leur adhésion, au dévelop-
pement de votre magnifique groupement (Applaudissements).
Messieurs, j'en ai terminé ; il est bien entendu que l’idéal
serait une législation arbitrale uniforme, la création — comme
on en a exprimé le désir à Paris — d’une sorte de Greffe cen-
tralisateur, mais à chaque jour suffit sa peine et dans une
grande ville comme Marseille, qui a un rayon si important, il
est bon que vous accomplissiez d’abord votre travail avec indé-
pendance et avec méthode, que vous repreniez vos règlements.
que vous les complétiez et que vous voyiez ensuite dans quelle
mesure vous pourriez adhérer à une organisation centrale ;
cela n’est pas l’œuvre d'aujourd'hui, mais de demain.
En tout cas, je tiens à vous exprimer ma vive reconnais-
sance ; je le ferai sobrement, n’oubliant pas que l’heure de
a Bourse vous appelle et décidé à vous rendre cette liberté
que j'invoque en toute circonstance. Je désire, mes chers collè-
gues, vous exprimer ma gratitude profonde pour l’attention si
courtoise, si soutenue que vous m’avez accordée. La vieille ville
phocéenne joua un grand rôle dans le monde ; son phare, qui
éclaire tout le chemin de l’Orient, fera bien de se diriger quel-
que fois vers Paris et même vers le Palais Bourbon, qui a,
certes, besoin dre lumières (Sourires). Votre influence est
considérable, aussi je viens vous demander, moi qui suis un
peu le père de cette loi nouvelle, concours et sympathie.
Je vous le demande parce que je suis un peu marseillais. Ah,
on ne l’est jamais assez, je le sais bien, c’est pourquoi je dis
« Un peu > par modestie !
Après la guerre de 70, mon grand-père, âgé de 73 ans, en
quittant l’Alsace pour opter au nom de ses enfants mineurs
pour la France, désigna Marseille pour son domicile ; mon père
fit de même, nous avions d’ailleurs déjà une succursale dans
votre belle ville ; moi-même j'ai connu, étant très jeune, des
nabitants de votre cité, qui ont gardé une place, non seulement
dans ma mémoire, mais encore dans mon cœur. Je ne les
aommerai pas tous, mais permettez-moi d’évoquer le souvenir
des Féraud d’Honnorat, amis de ma famille et de ma maison,
l’un « Augustin », président de la Société Marseillaise, homme
éminent, si droit, si pénétrant, l’autre « Léonce », loyal colla-
borateur de mon Père, et à qui l’expérience, souvent mélanco-
lique de la vie, n’avait pas fait perdre le bon sourire de
l’indulgence. J'ai connu également Thierry, qui fut ün grand
9 LA CLAUSE COMPROMISSOIRE