Full text : Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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rupture économique avec le Portugal. Cette rupture a été une
des choses les plus douloureuses et les plus stupidement
mnuliles auxquelles on puisse assister dans l’histoire économique
 de deux peuples. À la suite d’une série de malentendus, de
promesses hasardeuses et d’engagements imprudents sur lesquels
 il vaut mieux ne pas insister, on appliqua d’abord le tarif
général aux vins portugais, y compris les vins de liqueur —
puis à toutes les marchandises portugaises. Le Portugal
répliqua en nous soumettant aux droits les plus élevés de son
tarif.
Mais son tarif général ne fait que doubler les droits du tarif
minimum. Le nôtre les quadruple.
Au bout de quelques mois, les Portugais se lassèrent de subir
ze régime inégal et pourtant inévitable, et pour ne pas être en
reste avec nous, ils triplèrent à notre usage les droits inscrits
à leur tarif. C’était peut-être de bonne guerre, — mais c’était
la guerre ; et pendant plus de quinze mois il nous fut impossible
 de vendre chez ce peunle ami ni une aiguille ni un peloton
le fil.
Voilà ce que nous avait coûté la rigueur d’un tarif général
qui n’avait pas été fait pour ces cas-là et qui resté essentiellement
 prohibitif.
Il me semble donc que si nous conservons le système des
droits actuels, il sera sage d’abaisser le farif général, de le
rapprocher quelque peu de la normale, de telle sorte que dans
des cas spéciaux comme celui-là il n’y ait pas occasion de
rupture entre deux peuples qui cherchent lovalement à
entendre.

Les droits intermédiaires. — Quant aux droits intermédiaires
 prévus par la loi du 29 juillet 1919, je ne verrais pas
d’inconvénient à ce qu’on les maintint, mais avec quelques
aménagements. Il s’agirait d’abord de bien interpréter cette
loi dans le sens que je vous indiquais tout à l’heure, c’est-àdire,
 comme une facilité nouvelle laissée aux négociateurs, et
non pas comme une interdiction absolue d’accorder la clause
de la nation la plus favorisée. Il s’agirait surtout de lui assurer
olus de simplicité dans l’application.
En effet, comment voyons-nous appliquer ces droits intermédiaires
 ? Ils sont, nous l’avons dit, concédés sous forme
de pourcentages de réduction sur l’écart entre les deux tarifs.
Selon les nécessités des négociations, selon l’importance des
concessions que nous obtenons en contre-partie, disons le mot,
selon l’Apreté des marchandages auxquels il a fallu se livrer,
11. LA POLITIQUE DOUANIERE ET LES ECHANGES INTERNATIONAUX
            
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