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lui soit propre, un statut qui maintiendra bien entendu l’union
douanière existant entre la France métropolitaine et la France
d’outre-mer, mais qui, approuvé et voté par le Parlement
français, soit comme le cadeau de la France à sa grande
colonie. (Très bien. Très bien).
Conclusion
Et maintenant, Messieurs, faut-il conclure ? Et quelle
zonclusion pouvons-nous donner à cet exposé un peu touffu,
un peu discursif, dans lequel j'ai cherché autant que possible
à vous exposer objectivement quelques faits, et à les examiner
à la lueur du simple bon sens et de l’expérience ? Y a-t-il une
idée générale à retenir de ce que nous avons dit ?
S’il y en a une, elle est très modeste. C’est qu’en matière
économique, et quand on touche à des sujets aussi délicats
que la révision des tarifs douaniers, il faut avant tout se garder
des principes trop abstraits, des opinions toutes faites, des
doctrines d’école ; ce qu’il faut, c’est chercher à suivre les
événements, à les prévoir quand on le peut, en un mot, à
s’adapter. Opportunisme, réalisme, empirisme, voilà, je ‘crois
les formules prudentes auxquelles il faut s’en tenir aujour-
d’hui.
Nous ne pouvons pas avoir la prétention, dans l’état
vraiment trop changeant de notre économie nationale et de
l’économie mondiale, de prévoir à coup sûr de quoi demain
sera fait. Ce qu’il nous faut, c’est vivre avec notre temps, nous
accommoder de nos institutions sans vouloir les bouleverser
du jour au lendemain, mais en les améliorant autant que
possible. Ce qu’il faut encore, c’est mettre au service de cette
philosophie opportuniste quelques idées générales sur lesquel-
les peut se faire l’union de tous les bons Français. L’une de ces
idées, sur laquelle je vous demanderai la permission de
conclure, c’est qu’il importe de garder à la France sa véritable
figure, et de chercher à l’orienter vers ses destinées réelles,
celles que lui imposent et les traditions de son long passé et les
nécessités de l’heure présente.
Or, je crois que ce qui fera toujours la force de notre France,
c’est que c’est avant tout un pays de qualité, un pays qui se
réclame du doigté et de la conscience de ses ouvriers, du vieux
passé de ses industries, de ce souci de perfection, qui de tout
temps a caractérisé l’artisan et le paysan français. Avec cela,
une France qui depuis quelque cinquante ans a eu la chance
11. LA POLITIQUE DOUANIERE ET LES ECHANGES INTERNATIONAUX
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