Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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lui soit propre, un statut qui maintiendra bien entendu l’union 
douanière existant entre la France métropolitaine et la France 
d’outre-mer, mais qui, approuvé et voté par le Parlement 
français, soit comme le cadeau de la France à sa grande 
colonie. (Très bien. Très bien). 
Conclusion 
Et maintenant, Messieurs, faut-il conclure ? Et quelle 
zonclusion pouvons-nous donner à cet exposé un peu touffu, 
un peu discursif, dans lequel j'ai cherché autant que possible 
à vous exposer objectivement quelques faits, et à les examiner 
à la lueur du simple bon sens et de l’expérience ? Y a-t-il une 
idée générale à retenir de ce que nous avons dit ? 
S’il y en a une, elle est très modeste. C’est qu’en matière 
économique, et quand on touche à des sujets aussi délicats 
que la révision des tarifs douaniers, il faut avant tout se garder 
des principes trop abstraits, des opinions toutes faites, des 
doctrines d’école ; ce qu’il faut, c’est chercher à suivre les 
événements, à les prévoir quand on le peut, en un mot, à 
s’adapter. Opportunisme, réalisme, empirisme, voilà, je ‘crois 
les formules prudentes auxquelles il faut s’en tenir aujour- 
d’hui. 
Nous ne pouvons pas avoir la prétention, dans l’état 
vraiment trop changeant de notre économie nationale et de 
l’économie mondiale, de prévoir à coup sûr de quoi demain 
sera fait. Ce qu’il nous faut, c’est vivre avec notre temps, nous 
accommoder de nos institutions sans vouloir les bouleverser 
du jour au lendemain, mais en les améliorant autant que 
possible. Ce qu’il faut encore, c’est mettre au service de cette 
philosophie opportuniste quelques idées générales sur lesquel- 
les peut se faire l’union de tous les bons Français. L’une de ces 
idées, sur laquelle je vous demanderai la permission de 
conclure, c’est qu’il importe de garder à la France sa véritable 
figure, et de chercher à l’orienter vers ses destinées réelles, 
celles que lui imposent et les traditions de son long passé et les 
nécessités de l’heure présente. 
Or, je crois que ce qui fera toujours la force de notre France, 
c’est que c’est avant tout un pays de qualité, un pays qui se 
réclame du doigté et de la conscience de ses ouvriers, du vieux 
passé de ses industries, de ce souci de perfection, qui de tout 
temps a caractérisé l’artisan et le paysan français. Avec cela, 
une France qui depuis quelque cinquante ans a eu la chance 
11. LA POLITIQUE DOUANIERE ET LES ECHANGES INTERNATIONAUX 
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