Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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Notre mission n’est pas dans la recherche d’une meilleure for- 
mule politique donnant aux pères de famille le rôle auquel ils 
ont droit, car eux seuls ont naturellement des vues d’avenir. Il 
n’est pas non plus, du moins directement et facilement (il 
faudra peut-être que nous nous en préoceupions un jour) dans 
les questions de logement, cependant de si grande importance. 
Îl ne l’est même pas dans la fixation des salaires, car la ques- 
‘ion nous dépasse et les niveaux se fixent selon des évolutions 
J'ailleurs mal connues, auxquelles nous pouvons peu. 
Mais il est un point sur lequel notre action est déjà efficace 
3t devrait être plus marquée encore, c’est l’attribution des 
allocations familiales. Vous en connaissez le merveilleux 
principe. 
Ce n’est pas une générosité comme on le croit trop souvent, 
mais un nouveau mode de répartition du salaire, qui, en 
l’aifectant là où il est nécessaire, agit à la fois sur le coût de la 
vie pour en ralentir la hausse et sur l’équilibre budgétaire des 
familles nombreuses. 
Le Sixième Congrès des Allocations Familiales s’est tenu à 
Marseille en mai dernier. Nous avons été émerveillés des résul- 
iats obtenus dans le Nord, à Paris, à Lyon, à Nantes, et si les 
Statistiques de notre région montraient de beaux efforts et des 
résultats appréciables, il faut avouer que nous n’avions pas 
eu cependant d’être flattés des rapprochements et des 
comparaisons faits au Congrès, 
Celui-ci fut brillant. Votre Société prit une part active à sa 
préparation, avec l’aide de tous ceux qui sur notre place s’inté- 
ressent à cette grave question. Il y fut joint l’usuelle partie 
iouristique, qui prit la forme particulièrement heureuse d’une 
clôture des travaux à Nice, permettant à nos hôtes d’admirer 
les sites de notre belle Provence. 
Les travaux portèrent notamment sur les œuvres annexes, 
qui complètent si admirablement la belle œuvre entreprise — 
allocation-maladie, visiteuses de l’enfance, preventoria et sana- 
toria. Le rêve ne serait-il pas que le faisceau des œuvres 
patronales soit si serré que disparaisse le rôle d’intervention 
directe de l’Etat dans la voie des assurances sociales et que ce 
dernier n’ait plus que le rôle d’inspection et de contrôle, qui 
est le sien. 
Nous ne faisons pas assez dans cette voie à Marseille, et l’état 
trop lentement progressif de notre propre caisse montre que 
dans l’esprit de trop de patrons, il s’agit d’une générosité et non 
d’une nécessité. Prenez garde. Messieurs. de ne pas rendre
	        
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