Je tiens à souligner ici l’appui actif et très souvent efficace
qu’ont apporté à notre action auprès des Pouvoirs Publics nos
représentants au Parlement. Sénateurs et députés des Bouches-
du-Rhône n’ont épargné ni leur temps ni leur peine pour faire
aboutir nos revendications et l’on ne s’étonnera pas si je fais
ane mention plus spéciale des noms de nos très distingués
collègues, MM. L.-J. Régis et Henri Tasso qui, en tant que
membres de notre Société, ont été mis par nous plus particu-
lièrement et plus fréquemment peut-être à contribution.
Que tous reçoivent de nouveau nos remerciements les plus
sincères,
Assurance-Crédit.
Beaucoup d’entre vous auront vu passer les projets d’origine
parlementaire sur les assurances-crédits en matière d’exporta-
tion. Le but est louable et il est certain que le développement
de notre commerce d’exportation est parfois entravé par la
meilleure organisation de certains pays concurrents en ce qui
concerne la surveillance des crédits fort longs, auxquels
certains acheteurs sont habitués.
Toujours fidèles à une opinion mille fois confirmée par les
faits, nous avons le sentiment très net que le rôle de l’Etat en
cette matière aussi doit être d’aide et de contrôle. mais non de
gérance.
Nous avons donc ouvert avec empressement nos portes et les
colonnes de notre journal à M. Weil, spécialiste en ces ques-
tions, qui est venu, le 3 mars 1926, nous montrer là commence-
ment de réalisation par l’initiative privée actuellement existant
:n France (1).
Plus récemment, nos amis lyonnais ont formé et développé
une Mutuelle d’assurances-crédits dont on nous dit grand bien
st qui pense à recruter des adhérents à Marseille. Nous savons
enfin qu’une affaire nouvelle, qui jouirait de certains appuis
gouvernementaux, est en gestation.
Nous suivrons le développement de cette question avec tout
l’intérêt qu’elle mérite et en contact-avec le groupement parti-
culièrement compétent que constitue en la matière le Comité
Régional des Conseillers du Commerce Extérieur.
1) V. Ann. x, p. 174,