I'S
PREMIERES NOTIONS
non seulement des travaux mais de véritables rmé-
tiers, merveilleusement variés. Déja Ioiseau est, a
cet égard, beaucoup plus avancé que les mammi-
feres. Vous savez avec quel art et quel amour il
fait son nid et combien sont variés les nids des
oiseaux. Il y a méme des oiseaux qui font leurs nids,
comme le loriot, en cousant des feuilles ensemble.
Mais c’est surtout dans le monde merveilleux des
insectes que nous admirons la variété des métiers :
les uns sont fouisseurs, d’autres travaillent le bois,
d'autres la terre, d'autres les pierres; il y en a qui
sont fossoyeurs — les nécrophores. Une espéce
d’abeille tapisse son nid de pétales de fleurs. Il n’y
a guere de différence entre les métiers des animaux
et ceux des hommes, sinon que chaque espéce ne
fait qu'un métier tandis que I’espéce humaine les
réunit tous.
Cependant, entre le travail des animaux et le
travail de ’homme, il semble qu'il y ait une autre
différence. et celleci si essentielle qu'on peut se
demander si le premier mérite méme le nom de
travail? La caractéristique du travail de ’homme,
de tout temps, c'est I'effort, la peine : « Tu tra-
vailleras a la sueur de ton front. » Peut-on dire des