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l’industrie COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
de même la viande de porc. Les pommes de terre de
8 fr. 75 à 9 fr. 30 les cent kilos ; les œufs de 1 fr. 05 à
1 fr. 50 la douzaine ; les légumes secs de 43 fr. 50 à 46 fr.
les cent kilos. Le beurre frais, de 3 fr. à 3 fr. 10 le kilo.
L’ouvrier célibataire qui va en pension, paie pour logis
et nourriture — déjeuner, dîner et souper — 1 fr. 25 par
jour.
Dans un grand tissage du Wurtemberg, en 1904, les
salaires des hommes étaient ainsi répartis :
2 °/o d’ouvriers gagnaient moins de 15 francs par
quinzaine ;
11 % d’ouvriers gagnaient de 15 à 22 francs par quin
zaine ;
14 °lo d’ouvriers gagnaient de 22 à 30 francs par quin
zaine ;
56 o/o d’ouvriers gagnaient de 30 à 37 fr. 50 par quin
zaine ;
15 °/o d’ouvriers gagnaient de 37 fr. 50 à 45 francs par
quinzaine ;
2 °/ 0 d’ouvriers gagnaient de 45 à 52 francs par quin
zaine .
Soit 73 °/ 0 gagnant au-dessus de 30 francs par quinzaine.
En 1897, il n’y avait que 32 % d’ouvriers dans ce cas.
En ce qui concerne les salaires des femmes en 1904 :
1 % d’ouvrières gagnaient moins de 15 francs par
quinzaine ;
21 % d’ouvrières gagnaient de 15 à 22 francs par
quinzaine ;
26 % d’ouvrières gagnaient de 22 à 30 francs par
quinzaine ;
49 % d’ouvrières gagnaient de 30 à 37 fr. 50 par
quinzaine ;