LOI sua LE TRAVAIL
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question ici (le toute l’industrie allemande, disons qu’elle
comprenait en 1904, — Alsace non comprise — 207.851
établissements relevant de l’inspection des fabriques et
occupant 5.145.834 ouvriers, dont 354.200 âgés de moins
de 16 ans et 4.791.634 adultes.
La loi fixe donc à 11 heures les jours ordinaires et
10 heures les samedis et veilles de tête, le maximum de
durée du travail journalier de la femme adulte.
L’industrie cotonnière allemande travaille donc offi
ciellement, et en général, onze heures par jour, sauf
les régions dont il a été question et qui ont adopté d’em
blée le travail de 10 heures depuis le 1 er janvier 1906.
Mais ce serait une erreur de croire que la durée effec
tive du travail journalier est de 11 heures pour tous les
ouvriers adultes. D’abord, les femmes qui ont un ménage
u soigner font très souvent usage du droit que leur donne
I a loi, de quitter la fabrique une demi-heure avant la
pause de midi, dans les fabriques où cette pause (et c’est
I e cas de la presque totalité des établissements) n’a que
la durée de une heure.
Puis, dans presque tous les établissements cotonniers,
*1 est d’usage que les ouvriers travaillant à la journée,
Ment au moins un quart d’heure de pause à 8 heures du
matin et vers 4 heures après midi ; ce quart d’heure,
dans beaucoup de fabriques, s’étend à 20 minutes
Par autorisation ; et le nombre est très notable des éta
blissements qui accordent une demi-lieure le matin et
une demi-heure l’après-midi.
Pans les filatures, les ouvriers qui travaillent à l’ac-
c°rd se remplacent à tour de rôle pour déjeuner et
goûter. Dans les tissages, il est assez généralement ad
mis que les tisseurs et tisseuses laissent marcher leurs
metiers jusqu’à ce que l’arrêt se produise pour une rai-
s °n ou l’autre et ils ne les remettent en marche que lors-