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étude du problème, la taxation du produit fini et au dernier
échelon de la transformation industrielle, avec un régime
équivalent à une mutation d’entrepôt quand un produit passe
d’une industrie de transformation à une autre, et ainsi
jusqu’au dernier échelon industriel qui, livrant au commerce
ou à la consommation, devra inclure et facturer la taxe :
Considérant qu’il résulte des conclusions de nos rapporteurs
spécialisés que la taxe à la production intégrale, qui existe déjà
pour la minoterie, à un taux modéré, peut, s’il est décidé de
la généraliser, être appliquée à la semoulerie, à l’huilerie, à là
savonnerie et à certaines branches de l’industrie des produits
chimiques (soufre, superphosphates, acide tartrique) :
Considérant cependant qu’il est impossible, sans gêner consi-
dérablement l’économie nationale et sans risque grave pour les
recettes du Trésor, de remplacer immédiatement les taxes sur
le chiffre d’affaires par une taxe à la production intégrale pour
toutes les industries et tous les commerces français ;
La Société pour la Défense du Commerce et de l’Industrie de
Marseille estime qu’on peut classer les industries françaises
en deux catégories : les unes simples qui s’appliquent à des
produits dont le nombre de transformations et de transac-
tions est à peu près invariable et pour lesquelles le remplace-
ment des taxes superposées en une taxe unique est désirable ;
les autres qui, sujettes à des transformations multiples et
difficiles à apprécier, ne peuvent supporter un changement de
régime immédiatement et sans transition ;
Considérant que, pour ces dernières, deux solutions sont
possibles : la première consistant à surseoir à toute modifica-
tion de leur régime, attendre le résultat de l’application du
système nouveau aux autres industries pour lesquelles la
solution aura été facile, laisser les syndicats intéressés profiter
de l’expérience des autres industries et les inviter à apporter
dans un délai convenable la solution de leur problème ; la
deuxième consistant à maintenir comme mesure transitoire la
taxe sur le chiffre d’affaires à ces industries, et à appliquer au
dernier échelon de transformation industrielle qui livre le
produit fini au commerce ou à la consommation, une taxe qui
remplacerait les taxes commerciales : ce serait le maintien du
système actuel pour les transactions d’une industrie à l’autre
et la concentration des taxes actuelles qui frappent les ventes
entre commerçants, en une seule taxe qui serait payée par le
dernier échelon de transformation industrielle :