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ne figure que l’intérêt sur le capital employé à l’achat des semences; pour déter-
miner le coût de celles-ci, nous avons estimé que l'intérêt sur le capital «semences »
est analogue à celui qui a été adopté pour les autres formes du capital d’exercice,
c’est-à-dire 6%.
Les frais généraux comprennent, entre autres articles, les primes d’assurance-
accidents du personnel, qui devraient être, en réalité, ajoutées au coût du travail;
toutefois, il a été impossible de suivre cette procédure, car le montant de ces primes
n’est pas mentionné séparément.
Si l’on tient compte que la valeur d’une partie, tout au moins, des produits
consommés sur place est comprise dans le relevé des dépenses, on verra que le
pourcentage du coût du travail est relativement élevé; c’est là un fait qui, sans
aucun doute, doit être attribué à la fréquence, en France, des petites exploitations.
TABLEAU II. — RÉPARTITION DU REVENU NET DANS L'AGRICULTURE
FRANÇAISE
1912 | 1924
en millions de francs
inpois. ... 1°. A» 762 1.583
Loyer (à 3%) . . . . - ee 2.750 —
ou loyer (à 5%) . . ue 7.500
Intérêt sur les bâtiments, l’outillage, etc. à 6%. . . . 563 2.000
Rémunération du travail . . #04 6.000 20.000
Profits . . - te, 77 3.349
* Et tet ae Matte a Meet eee 10.847 34.432
Les impôts comprennent les impôts de tous genres payés par la population
agricole. Le loyer est évalué à 3% avant la guerre et à 5% après. En fixant le
loyer à 5% pour la période d’avant-guerre, l’exploitation agricole aurait été défi-
citaire (perte de 1.058.000.000 de francs); d’autre part, en le chiffrant à 3%, en
1924, on aurait presque doublé les profits indiqués dans le tableau (6.349.000.000
de francs). Le travail (travail loué et travail du fermier lui-même) a reçu, en 1912,
une rémunération correspondant à 55% du revenu total net. Ce pourcentage a
atteint, en 1924, 58%-
Des renseignements ont été également reçus, par l'intermédiaire de la
Confédération nationale des associations agricoles, sur le coût de la production
dans certaines exploitations prises isolément. Ces renseignements sont donnés
ici sous toute réserve, car le Bureau international du Travail a été obligé, pour
des raisons de commodité, de condenser les résultats des comptabilités distinctes
votal