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L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
vouloir dire, s’il se ralliait ou non, pour les relations
à établir, à ce dernier point de départ.
Dans la séance du 30 août, qui avait été orga
nisée à cet effet, le gouvernement prussien gagné à
la cause de la conciliation par les avis du Hanovre,
vint faire des déclaralions, auxquelles le Hanovre,
Brunswick, Oldenbourg et les principautés Ihurin-
giennes s’associèrent. 11 ne faisait aucune difficulté
pour consentir à se rattacher ultérieurement au
projet devienne, dont il incriminait seulement cer
taines dispositions, sujettes à révision, et il atten
dait, dès lors, que les cabinets, s’ils étaient satisfaits
des explications données, voulussent bien présenter
eux-mêmes dans la première quinzaine de septem
bre une déclaration définitive, exprimant leur con
fiance. En même temps, comme leur dernière note
avait accusé l’intention d’abréger la période nou
velle du Zollverein, il signifiait que, vu les traités
antérieurs et le traité passé avec le Steuerverein, il
ne pourrait se prêter à aucun arrangement ayant
une durée de moins de 12 années.
L’impression favorable et les espérances qu’avait
fait naître le ton général de ce document furent
toutefois promptement dissipées par une circulaire
adressée en même temps de la part de la Prusse à ses
légations, où elle exprimait itérativement sa volonté
de voir donner au renouvellement du Zollverein le
pas sur les négociations avec l’Autriche, et récla
mait à cet égard des coalisés de Darmstadt une affir-