Contents: Le problème de la marine marchande

NOTRE FLOTTE COMMERCIALE. 
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dépenses passées pour ne tenir compte que des dépenses 
actuelles et courantes — les charges supportées par les 
contribuables français pour venir en aide à la marine mar 
chande, nous arrivons, en igoi, aux résultats suivants : 
Ministère du commerce. — Subvention aux compa 
gnies maritimes 26,681,780 Ir. 
Ministère du commerce. — Primes prévues à la cons 
truction et à la navigation 18,000,000 
Ministère de la marine. — Caisse des Invalides . . 11,670,000 
Ministère de la marine. — Pèches 6,000,000 
. Ministère des travaux publics. — Environ 26,000,000 
Total. 87,351,780 fr. 
La marine marchande montre-t-elle du moins une vita 
lité, une vigueur, une activité croissant dans la proportion 
des primes qu’elle reçoit et des charges qu’elle impose au 
budget ? 
M. Estler a résumé ainsi la situation de notre marine 
marchande en ce qui concerne les navires de long cours et 
de cabotage international (¡ul jaugent plus de 100 tonneaux 
nets : 
Nombre Tonnage 
de navires. net. 
La France comptait au 3i décembre 1886 . . . i,3io 711,743 
— au 3i décembre 1896 . . . 880 612,772 
En dix ans, notre effectif de la navigation de concurrence 
avait subi une diminution de 43o,navires jaugeant net 
98,971 tonneaux. 
Pendant cette même période, les effectifs d’équipage su 
bissaient une diminution analogue : 
En 1886, les équipages faisant la navigation de 
concurrence étaient de 25,i85 hommes. 
En 1896, de 20,233 — 
Soit en moins 4>9''>2 hommes. 
Depuis que M. Estier s’est livré à ce calcul, la situation 
s’est légèrement modifiée, mais l’amélioration qu’elle a ap-
	        
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