126
l’alllmagne économique.
Léopold de faire cause commune avec la France,
voire même d’organiser avec notre pays, que la
crainte d’un écrasement de notre industrie par la
supériorité de Tindiistrie belge empêcha cependant
de répondre à de telles ouvertures, un Zollverein
distinct, destiné à faire contre-poids à l’association
allemande. Quant fi ces négociations dirigées en dé
sespoir de cause du côté du Zollverein, elles durent
naturellement porter entre autres sur les faveurs
douanières revendiquées par la Belgique pour son
industrie-florissante du fer, et le débat internatio
nal, qui s’engagea sur ce point raviva chez les mem
bres de l’Union l’intérêt de la question encore pen
dante des fers, en même temps qu’il détermina la
Prusse à recommander à nouveau aux commissaires
qui siégeaient à Berlin, les propositions par elle
faites dans les conférences générales de la session
précédente. En fin de compte et après beaucoup
d’hésitation, la Bavière se résigna à accepter ces pro
positions, en laissant tomber les réserves que nous lui
avons vu formuler plus haut, mais en exigeant que la
durée,pendant laquelle fonctionneraient les nouveaux
droits, ne s’étendît pas provisoirement au delà de la
lin de l’année 1845. Ces droits entrèrent en vigueur
à partir du l®" septembre 1844, date de la signature
du traité avec la Belgique, grâce auquel une conces
sion de 50 centimes fut, relativement au tarif nou
veau, faite à CO dernier pays sur le 1er brut, et une
autre concession de 50 centimes sur le fer travaillé.