Metadata: L' empire colonial français

LA SYRIE 
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créés, avec une administration indigène. Le général Gou- 
raud unissait trois d’entre eux, en 1922, par les liens de 
la Fédération syrienne. Leurs relations avec le quatrième, 
le Liban, qui avait déjà son passé, ses traditions, depuis 
que l'intervention française de 1860 l'avait rendu auto- 
nome, qui se montrait fort jaloux de son indépendance, 
étaient assurées par la procédure fixée par une convention 
passée en janvier 1923 entre le gouverneur du Grand 
Liban et le président de la Fédération des États de Syrie. 
Si le général Weygand, devenu dans l'intervalle haut- 
commissaire, a, pour répondre aux vœux exprimés par 
les représentants des populations, uni Alep et Damas en 
un seul État et rendu une autonomie plus complète aux 
Alaouites, ce qui dissolvait la Fédération, il prévoyait 
que le lien fédéral serait remplacé par un autre plus léger, 
qu’il ne put constituer, ayant dû malheureusement quitter 
sa tâche à la fin de 1924. 
Ainsi, dès cette époque, depuis les affaires intérieures 
de chacun des États jusqu’au règlement des affaires 
d’intérêt commun à l’ensemble de l’Union douanière et 
monétaire qu’ils constituent, toute la vie de nos pays de 
mandat pouvait être assurée par une hiérarchie complète 
de pouvoirs indigènes. La puissance mandataire ne se 
réservait que les relations internationales. Pour le reste, 
elle n’a gardé qu’un rôle de conseil et, quand 1l le faut, 
de redressement. C’est une organisation qui répond exac- 
tement aux exirences du mandat. 
On l’a contesté pour plusieurs raisons, par exemple 
en alléguant la présence en Syrie et au Liban d'une nuée 
d’agents français qui prouve que le mandataire y fait de 
l’administration directe. En réalité, cette nuée se réduit à 
326 personnes, y compris le personnel subalterne et une 
notable proportion d'’instituteurs. Ce n’est pas avec un
	        
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