— ds —
de l’Agriculture d’Ontario, à la suite d'enquêtes effectuées par le Collège d'agri-
culture de cette province *.
Le principal élément recherché est le «revenu du travail », En vue d’éviter
toute interprétation erronée, il y a lieu de remarquer que le fermier (exploitant)
est considéré comme le principal travailleur de sa propre ferme. En conséquence,
le «revenu du travail » est la rémunération qui lui revient; ce revenu est calculé
en retranchant des recettes totales (y compris le croît des animaux) le montant des
dépenses totales pendant l’année, y compris les impôts, l’amortissement, les salaires
des travailleurs gagés, une somme approximative pour le travail des membres
de la famille du fermier, ainsi que l’intérêt sur le capital (capital immobilisé et
capital d’exercice) à 5%. Le solde, ou revenu du travail, représente alors a) la
rémunération du fermier pour son propre travail manuel, b) la rétribution pour son
travail de direction, et c) les profits.
Pour faciliter, dans la plus large mesure, les comparaisons avec les autres
tableaux contenus dans ce mémoire, un tableau a été dressé (tableau I) de la répar-
tition du rendement net, au sens donné à ce terme dans les autres pays, c’est-à-dire
en y comprenant, avant tout, la rémunération du travail loué, puis l’intérêt sur
le capital immobilisé et le capital d'exercice ?.
Dans ce tableau, la colonne 7 donne le «revenu du travail », au sens canadien
du terme (voir plus haut). En ce qui concerne le signe (—) placé devant certains chiffres
0/6 de cette colonne, à partir de l’année 1920 (voir enquêtes III b et IV), il y a lieu d’in-
diquer qu’il a été tenu compte de la dépréciation approximative due à la grande baisse
24,0 des prix pendant l’année de crise. Cette dépréciation a été hypothétique et non
réelle, sauf dans le cas où le fermier a dû liquider tous ses biens et vendre son exploi-
5,5 tation: le déficit du revenu du travail est donc, dans cette mesure, également
| sé hypothétique. De toute façon, le fermier est censé avoir précédemment reçu un
5 intérêt sur son capital. Pour déterminer la rémunération totale du fermier
Lo ! d) DoMmINION 0F CANADA, DEPARTMENT OF AGRICULTURE, Division or FreLunp Hus-
BANDRY: Report of the Dominion Field Husbandman for the Year 1925. Ottawa, 1926. 38 pp.
Cf. même publication, pour 1922, 1923 et 1924.
b) ONTARIO DEPARTMENT OF AGRICULTURE. ONTARIO AGRICULTURAL COLLEGE: Farm
Management : Part 1, The Dairy Farming Business in Western Ontario, Bulletin 275, 24 pp.;
Part II, The Beef Raising Business in Western Ontario, The Mixed Farming Business in Western
Ontario, The Dairy Farming Business in Eastern Ontario, Bulletin 278, 39 pp.; Part III,
Mixed Farming and Apple Growing in Ontario, Bulletin 282, 23 pp.; Part IV, The Fruit
Growing Business in the Niagara District, Builetin 286, 24 pp.; Part V, Mixed Farming in
the Ontario Corn Belt, Mixed Farming and Apple Orchardina in Ontario. Bulletin 288, 31 pp.
Toronto, 1920, 1921 et 1922. ;
? Il n’a pas été possible d’insérer dans le tableau du rendement net, dressé par le Bureau
international du Travail, le montant des impôts ou la rémunération du travail de la famille
du fermier, car ces frais ne sont pas mentionnés séparément. Ainsi que nous l’avons déjà
indiqué, ces frais sont considérés comme des éléments du coût de la production dans les
publications canadiennes; ils auraient pu cependant avoir été traités également comme rému-
nération (impôts considérés comme revenus, pour la collectivité, de l’agriculture). Les sommes
mentionnées comme intérêts, dans le tableau, ont été calculées par le Bureau international
du Travail, à l’aide des indications relatives aux capitaux placés, fournies par les brochures.
8 C’est là un point sur lequel l’attention est attirée par les rapporteurs canadiens. Une
autre méthode, adoptée dans certains pays, par exemple au Danemark, aurait consisté à
n’évaluer que l’amortissement, en laissant de côté la dépréciation des prix. Cette question
est importante, lorsqu'il existe un cheptel considérable.
3R