ÉTABLISSEMENTS
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par ces jeunes gens. Mais le clergé delà ville met peu
d'empressement à y venir; sauf occasions spéciales, on
ne l’y voit guère que trois ou quatre fois par au, aux
fêtes principales.
Au rez-de-chaussée se trouvent la cuisine, le réfectoire,
les salles d’étude, les chambres de bains, de lessive,
séchoirs à vapeur, étuve de désinfection, et enfin, un
générateur à vapeur servant aux chauffage, lavage, etc.
Les dortoirs sont aux étages et débouchent dans un
large corridor central ; le bâtiment entier est exclusive
ment fer et brique. Le terrain attenant est assez vaste et
permet aux jeunes gens de ce promener, de s’ébattre; un
portique pourvu d’engins de gymnastique est à la dis
position des amateurs. Toute la maison est régie par un
surveillant, homme sévère, mais juste; bien qu’il passe
pour avoir la main leste, à foccasion, il a du discerne
ment; ses pensionnaires l’adorent et il est obéi militai
rement. Deux aides surveillants et quatre femmes qui
lavent, repassent et réparent le linge et les vêtements,
complètent le personnel de ce vaste pensionnat.
Dans chaque chambre, à tour de rôle, 1 un des quatre
occupants est de semaine et est responsable de l’ordre
et de la propreté de la chambre. Son nom est affiché sur
La porte.
Sauf exception, ces jeunes gens ne sortent que le
dimanche; ils doivent être rentrés à 9 heures, et comme
leur maison est sur le territoire de la fabrique, et n’a
d’autre entrée que la porte de l’usine, la rentrée se fait
sous le contrôle du garde de nuit chef.
Le travail commence pour eux le lundi soir, après le
repas quotidien de 5 heures 1/2, consistant en café au lait
avec pain. A minuit repos d’une heure ; ils s'en vont au
réfectoire de l’usine (grandement installé, avec cuisines)
et on leur sert une soupe consistante, lentilles, pommes