fullscreen : Le Pérou économique

LE  PÉROU  ÉCONOMIQUE

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et  évaluée  à  5  pour  100  du  montant  desdits  capitaux.
En  ce  qui  concerne  les  chemins  de  fer,  l’extension  du
réseau  péruvien  atteint  à  peine  2.000  kilomètres  ;  ce  réseau,
qui  devait  avoir  2.700  kilomètres  et  a  coûté  à  l’Etat  près
de  700  millions,  est  le  produit  d’un  emprunt  contracté
en  1870.  Malheureusement,  à  la  suite  des  désastres  qu’accumula ­
  sur  le  Pérou  la  funeste  guerre  du  Pacifique,  tous
les  travaux  entrepris  furent  interrompus.  Bientôt  même 5
le  Chili  s’étant  emparé  du  guano  et  du  salpêtre  qui  constituaient ­
  les  ressources  principales  du  budget  péruvien,  le
gouvernement  fut  dans  l’impossibilité  de  payer  les  forts
intérêts  de  l’emprunt  contracté  ;  il  prit  la  pénible  résolution ­
  de  vendre  toutes  ses  lignes  à  ses  créanciers.  C’est
ainsi  que,  en  1887,  le  Gouvernement,  avec  la  sanction  des
Chambres,  céda  à  la  Peruvian  Corporation  la  propriété  de
tous  les  chemins  de  fer,  quais,  stations,  etc.,  appartenant
au  fisc  et  lui  accorda  la  priorité  dans  toutes  les  entreprises
de  construction  de  chemins  de  fer,  en  échange  du  règlement ­
  total  de  la  dette  intérieure  du  Pérou.  Ce  fut  cette
Compagnie  qui  prolongea  jusqu’à  Cerro  de  Pasco  la  ligne
qu’on  avait  dû,  faute  de  capitaux,  arrêter  à  Chicla.
La  Peruvian  Corporation  s’était  en  outre  engagée  à  terminer ­
  la  construction  de  toutes  les  voies  ferrées  commencées ­
  et  à  payer  au  gouvernement  péruvien  :  1°  une  somme
annuelle  de  125.000  francs  à  titre  de  rente  perpétuelle  ;
2°  une  autre  somme  de  125.000  francs  sur  les  bénéfices
nets  de  l’exploitation.  Cette  dernière  clause  n’a  pu  être
observée  pendant  une  période  de  10  ans.
Après  quelques  tiraillements  auxquels  nous  faisons
allusion  plus  loin  l’accord  semble  devenu  complet  entre
le  gouvernement  et  la  puissante  corporation.
II.  —  Les  lignes  ferrées  péruviennes  partent  toutes  de  la
côte  du  Pacifique,  malheureusement,  dans  leur  état  actuel,
            
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