104' L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
1853, et les principes proclamés à cette époque conservèrent
une autorité incontestée jusqu’au traité
du 8 juillet 1867, qui, en transformant l’état de choses
existant, leur fit perdre leur raison d’être.
Relativement aux péages du Rhin, le cabinet de
Berlin se décida aussi à obtempérer aux vœux des
autres cabinets, en entrant dans une voie jusqu’alors
jugée par lui impraticable et par trop alarmante
pour les intérêts des ports rhénans de la Prusse :
la concession consistait en ce qu’il soumettrait à ces
péages les articles, notoirement étrangers à P Allemagne,
alors même que lesdits articles seraient librement
transportés par Coblence vers les pays situés
plus haut.
La question assez secondaire des immunités de
douane fournit matière h un échange actif d’explications.
Déjà, en 1840, la Prusse avait fait distribuer
un mémoire, où elle s’était appliquée à montrer
dans le maintien de ces privilèges une source
d’inégalilé et d’avantages préjudiciable à certains
membres de l’Association et notamment à elle-même
; elle s’y élevait contre des mesures d’exception,
que la continuation du lien social devait de plus en
pins tendre à faire disparaître, et elle estimait que
là où les conditions spéciales et locales dans lesquelles
se trouvaient placées certaines branches de
l’industrie militaient pour la conservation de ces
mesures, les conséquences fiscales en devaient retomber
privativement sur les États où elles étaient