LA BELGIQUE INDUSTRIELLE
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dans les villages du Hainaut une grande quantité de
bas à l’équille (1)
La fabrication des dentelles, avait pris pendant le
XVIII e siècle, un grand essor. Ouvriers de campagnes
et de villes, couvents et béguinages rivalisaient d ac
tivité. Les besoins des cours étaient considérables.
Mais vers la fin du XVIII e siècle la grande époque
de la dentelle prit fin, et ce fut la misère pour les
ouvrières, elles furent réduites à Bruxelles, nous
dit un contemporain, « à la dure nécessité de faire tra
fic de leurs charmes » (2).
La Révolution en abolissant les privilèges et l’ancien
ne vie de cour, en ruinant la noblesse et l’église et en
établissant un régime égalitaire, porta un coup terrible à
l’industrie dentellière. C’est seulement pendant le Di
rectoire qu’elle commença à se relever (3).
Citons ici encore une iudustrie rurale typique : le
tressage de la paille. Dans le canton de Glons et aux
environs (département de l’Ourthe), les familles de cul
tivateurs étaient occupées pendant tout l’hiver et aux
époques de désœuvrement, à la fabrication des cha
peaux de paille (4).
Les industries des métaux, de même que l'industrie
textile, étaient disséminées dans le plat paj’s.
(1) Le Voyageur : s. c. v. VI, p. 200.
(2) Nouvelles lettres sur l’état présent tles Pays-Bas autrichiens.
Londres, 1788. p. 149.
(3) Pierre Verhaegen . La dentelle et la broderie sur tulle Off.
du trav. Les industries à domicile en Belgique. Bruxelles, 4902, p. 4.7.
(4) L. F. Thomassin : Mémoire statistique du département de 1 Our-
tbe. Conimf ncë dans Je courant de l’aDnée 1808. Liège, 1879. p. 461.