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LA HONGRIE, DE L’ADRIATIQUE AU DANUBE.
arriver au dernier moment ou pendant le repas. — Dans la cuisine d un
gentilhomme hongrois, le l'eu brûle sans cesse de six heures du matin à
dix heures du soir.
Le dîner est très-copieux. La cuisine hongroise est la plus supportable
après la cuisine française. La plupart des viandes sont préparées au paprica
(poivre turc), qui relève leur goût d’une façon fort agréable. Les mets
nationaux sont nombreux, mais on ne les apprécie vraiment bien que lors
grande réputation. Il y en a d’exquis, et qui pourraient rivaliser avec les
premiers crus de France, s’ils étaient un peu moins capiteux et traités avec
chés, en tête desquels se place le tokay, qui n’entre pas dans le com
merce, et que les souverains se réservent pour boire à la santé des peuples.
Après le tokay, ce roi des vins et ce vin des rois, viennent les diverses
essences 1 formées du suc sirupeux du raisin qu’on fait égoutter dans des
vases munis de trous. Quand 1 égouttement cesse, on écrase les grains assé
chés avec des grappes fraîches, et 1 on en tírele vin de «première goutte» .
On en obtient une seconde le maschlasch— en exprimant avec les mains
ce qui reste du moût; enfin, la troisième pression donne le vin ordinaire. Il
y a en Hongrie plus de vingt espèces de vins, qui tous ont leur couleur par
ticulière ; il y en a qui sont blancs et limpides comme le cristal, bleu clair,
verdâtre comme la turquoise, jaune d’or comme la Chrysolithe, avec une
1 Le rust, ferian, le mencscli, le schomlau, etc.
qu’ils sont préparés dans les familles. Quant aux vins, ils méritent leur
plus de soins. Les vignobles de la llégyiia donnent les vins les plus recher-