Full text : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

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Ces  écoles  sont  partagées  en  deux  divisions  :  l’une  inférieure,  doit  donner  en
une  année  l’instruction  nécessaire  aux  pilotes,  et  l’autre  supérieure,  en  deux
autres  années,  celle  de  la  navigation  au  long  cours.
L’admission  aux  écoles  est  décidée  d’après  un  examen  subi  devant  le  directeur ­
  et  fait  par  un  professeur.
Pour  être  reçu  au  cours  de  pilotage  il  faut  avoir  moins  de  ho  ans,  savoir
lire,  écrire,  rédiger  convenablement  et  posséder  les  mathématiques  élémentaires. ­
  La  rétribution  scolaire  est  de  10  thalers  (fr.  5o  cent.)  pour  l’école
de  navigation,  et  de  6  thalers  (22  fr.  5o  cent.)  pour  celle  du  pilotage,  par
chaque  trimestre.
Il  y  a  par  semaine  environ  82  heures  de  leçons.
L’enseignement  de  la  division  inférieure  ou  de  pilotage,  comprend  :
L’arithmétique,  la  géométrie  plane,  la  charpenterie,  la  trigonométrie  plane
et  sphérique;  la  navigation,  les  observations  terrestres  et  astronomiques;  le  dessin
des  cartes  géographiques  terrestres  et  astronomiques,  et  l’anglais.
Celui  de  la  division  supérieure  ou  de  navigation  comprend,  outre  Jes  connaissances ­
  précédentes,  qui  doivent  être  plus  approfondies,  le  gréement,  le
dessin  des  différentes  parties  d’un  bâtiment,  les  règles  commerciales  relatives  aux
papiers  de  bord,  celles  du  change  sur  les  principales  places  de  commerc,  etc.
Des  examens  de  sortie  sont  exigés  pour  obtenir  le  certificat  d’aptitude.
DES  ÉCOLES  RÉELLES.
Sous  ce  titre  on  comprend  habituellement  des  établissements  d’instruction,
très  nombreux  en  Allemagne,  ayant  pour  but  de  donner  aux  jeunes  gens,  qui
se  destinent  au  commerce,  aux  emplois  inférieurs  de  l’administration  et  à  l’industrie, ­
  une  instruction  générale  qui,  en  Prusse,  comprend  les  langues  allemande, ­
  française  et  anglaise,  quelquefois  l’italien,  point  de  grec,  et  souvent
assez  de  latin  pour  entrer  dans  les  classes  supérieures  des  gymnases  où  se  font
les  études  d’humanités,  et  dans  les  instituts  polytechniques.
L’enseignement  religieux,  l’histoire,  la  géographie,  des  notions  d  histoire
naturelle,  de  physique  et  de  chimie;  l’arithmétique  commerciale,  la  géométrie
élémentaire,  le  chant  et  la  gymnastique  complètent  ces  éludes,  qui  sont  suivies
par  un  très-grand  nombre  d’élèves,  tous  externes.
On  distingue  en  général  deux  degrés  d’écoles  réelles  :  les  ecoles  reelles  inferieures ­
  et  les  écoles  réelles  supérieures,  et  l’on  y  assimile  même  des  ocoles
analogues,  quoique  plus  faibles,  appelées  écoles  bourgeoises  supérieures.  Les
premières  n’ont  que  trois  à  quatre  classes,  les  secondes  six  a  huit,  parmi
lesquelles  sont  comprises  celles  des  précédentes.
            
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