Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

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L’ARBITRAGE  INTERNATIONAL  CHEZ  LES  HELLÈNES
Ici  aussi  c’est  la  ville  de  Gnosse  qui,  par  des  ambassadeurs,  amène
Latos  et  Olus  à  signer  un  compromis,  par  lequel  elles  s  en  remettent
à  Gnosse,  comme  arbitre,  du  soin  de  trancher  avec  force  définitive
tous  les  différends  existant  entre  elles.  Les  expressions  employées
et  les  circonstances  sont  tout  à  fait  semblables  dans  les  deux  cas.
La  convention  doit  être  affichée  de  la  même  manière  que  précédemment ­
  et  dans  les  mêmes  sanctuaires  ;  c  est  ici  aussi  la  copie
affichée  à  Délos  qui  a  été  retrouvée  ;  le  traité  doit  être  échangé  de
la  même  manière  entre  les  trois  parties.  Le  jugement  doit  être  rendu
dans  les  dix  mois,  non  dans  les  six  ;  plus  tard  ce  fut  corrigé  en
douze  mois.
L’inscription  est  incomplète,  la  fin  lui  manque  ;  il  y  a  eu  certainement ­
  des  dispositions  sur  la  fourniture  de  garanties,  et  sur  la  manière
dont  l’inscription  devait  être  affichée  à  Délos  à  frais  communs,  par
des  envoyés  des  deux  parties.
A  en  juger  par  son  contenu  et  par  sa  forme,  cette  convention
doit  avoir  été  conclue  à  la  même  époque  que  la  précédente.  Ceci
résulte  aussi  de  la  manière  dont  elle  est  datée.  Le  président  du
Collège  des  Cosmes  à  Latos,  Dioclès,  fils  d’Héroidas,  est  en  effet  le
même  qui  exerce  les  mêmes  fonctions  au  moment  de  la  signature
du  premier  compromis.  Par  contre  d’autres  personnes  sont  en  fonctions ­
  dans  les  autres  villes.  Dioclès  doit  avoir  été  président  du  Collège, ­
  deux  fois,  avec  un  intervalle  de  plusieurs  années.
Quel  est  le  plus  ancien  des  deux  compromis,  cela  n’est  pas  aisé  à
déterminer.  Si  l’on  pouvait  se  permettre  d’en  conjecturer,  c’est  peutêtre
  ce  dernier  qui  est  le  plus  récent.  On  peut  s’appuyer  en  ce  sens
sur  le  délai  de  dix  mois  concédé  pour  le  prononcé  de  la  sentence  ;
ceci  a  peut-être  été  imaginé  en  se  basant  sur  l’expérience  acquise  au
cours  du  compromis  précédent.  Dans  celui-là  on  avait  d’abord  fixé
un  délai  de  six  mois  ;  s’étant  montré  trop  court,  ce  délai  fut  porté
à  douze  mois.  C’est  peut-être  en  se  référant  à  ceci  que  le  délai  est
maintenant  fixé  à  dix  mois.
9  —  Publ.  de  l’Inst.  Nobel  norvégien.  I.
            
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