Full text: Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande

96 _ LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L’OCCUPATION ALLEMANDE 
d’une utilité générale : tel est notamment le dessin industriel, dont 
tout ouvrier peut faire son profit, et qui est proposé par beaucoup de 
communes ; telles sont, pour les employés, la comptabilité et la 
correspondance commerciale. Les autres visent des métiers déterminés; 
elles font l’objet des cours professionnels au sens propre du mot ». 
À ce moment, le Comité National avait chargé un Comité spécial 
d'étudier les bases de l’organisation de l’enseignement proposé. Ce 
Comité, appelé Comité de Chômage-Capacitariat, terminologie usitée 
par M. Solvay, arrêta bientôt un règlement organique qui mérite 
d’être analysé. 
Ce règlement posait d’abord en principe l’obligation pour les chô- 
meurs âgés de 14 à 40 ans, pour pouvoir bénéficier des allocations 
de chômage, de fréquenter des cours de perfectionnement profes- 
sionnel ou d’enseignement général. Les Comités locaux étaient d’ailleurs 
autorisés à abaisser l’âge de fréquentation obligatoire à 30 ans. 
L’organisation de ces cours, leur fonctionnement ainsi que le 
contrôle des chômeurs étaient assurés par l’intermédiaire des Comités 
provinciaux, régionaux et locaux, qui étaient invités à s’adjoindre 
à cette fin des personnes spécialement compétentes. ‘ 
Les Comités devaient tenir compte spécialement des besoins du 
commerce et des industries de leur ressort. 
Leur premier soin devait être de procéder au classement des chô- 
meurs «au point de vue du savoir et du savoir-faire ». 
Dans ce but, ils devaient remettre, à l’occasion du prochain paie- 
ment des allocations, un questionnaire dont le modèle était arrêté 
et qui était différent pour les ouvriers, les employés, etles femmes. 
Aux ouvriers, on demandait s’ils avaient fréquenté, pendant le 
temps qu’ils indiqueraient : 
Une école primaire seulement, 
Une école d’adultes, 
Une école ou des cours industriels, 
Une école ou des cours professionnels. 
Aux employés, on demandait d’indiquer une série de cours, qu’ils 
seraient désireux de suivre, parmi ceux qu’il était possible d’organiser 
dans le ressort et auxquels ils seraient admis à leur choix. 
Aux femmes, on demandait si elles avaient fréquenté : 
Une école primaire, 
Une école ou un atelier ou des cours professionnels, 
Une école ménagère. 
Une école professionnelle ménagère, 
Une école ménagère professionnelle.
	        
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