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Oeuvres complètes

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Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
836084659
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-28892
Document type:
Monograph
Author:
Ricardo, David
Title:
Oeuvres complètes
Place of publication:
Paris
Publisher:
Guillaumin
Year of publication:
1847
Scope:
1 Online-Ressource (XLVIII, 752 S)
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

270 PRINCIPES DE L’ÉCONOMIE POLITIQUE. 
seront élevés, les particuliers auront un motif pour accumuler. Tant 
qu’un individu éprouvera le désir de satisfaire une certaine jouis 
sance, il aura besoin de plus de marchandises, et la demande sera 
effective dès qu’il aura une nouvelle valeur quelconque à offrir en 
échange pour ces marchandises. Si on donnait 10,000 1. st. à un 
homme qui en possède déjà 100,000 1. de rente, il ne les serrerait 
pas dans son coffre ; il augmenterait sa dépense de 10,0001. ; il les 
emploierait d’une manière productive, ou il prêterait cette somme 
à quelque autre personne pour cette même fin. Dans tous les cas, la 
demande s’accroîtrait, mais elle ]iorterait sur des objets divers. S’il 
augmente sa dépense, il est probable qu’il emploiera son argent à 
des constructions, à des meubles, ou à tout autre objet d’agrément. 
S’il emploie ses 10,000 1. d’une manière productive^ il consommera 
plus de subsistances, d’objets d’habillement et de matières premières, 
qui serviraient à mettre à l’œuvre de nouveaux ouvriers. Ce serait 
toujours une demande \ 
moins abondants par rapport à l’étendue des emplois, ayant prouvé ailleurs que 
les emplois se multiplient en proportion de l’abondance des capitaux. Les seuls 
cas où l’observation que j’ai faite après Smith pourrait être réelle, seraient ceux 
où la production est rendue si désavantageuse, soit en raison des impôts, ou par 
toute autre cause, qu’aucun produit ne vaut les sacrifices qu’il faudrait faire pour 
l’obtenir. Il y a bien certainement des produits qui ne se font pas, par la raison 
que leur prix-courant est inférieur aux frais de leur production. Ne peut-on pas 
supposer ce cas pour un si grand nombre de produits, que le nombre des 
emplois de capitaux et de facultés industrielles eu soient considérablement ré 
duits? 
' Adam Smith dit que, « quand le produit d’une branche particulière d’iudus- 
» trie excède ce qu’exige la demande du pays, il faut bien qu’on envoie le surplus ' 
Ȉ lՎtranger pour, lՎchanger contre quelque chose qui soit en demande dans 
» l’intérieur. Sans cette exportation une partie du travail productif du pays 
» viendrait à cesser^et la valeur de son produit annuel diminuerait necessaire- 
» ment. La terre et le travail de la Grande-Bretagne produisent en général plus 
1) de blé, de lainages et de quincailleries que n’en exige la demande du marché 
» intérieur. Il faut donc exporter le surplus et l’échanger contre quelque chose 
» dont il y ait demande dans le pays. Ce n’est que par le moyen de l’exportation 
» que ce surplus pourra acquérir une valeur suffisante pour compenser le travail 
» et la dépense qu’il en coûte pour le produire. » On serait tenté de croire, d’après 
ce passage, qu’Adam Smith en concluait que nous sommes dans la nécessité de 
produire un excédant de blé, d’étoffes de laine et de quincailleries, et que le 
capital employé à leur production ne saurait l’être d’une autre manière. On a ce 
pendant toujours le choix de l’emploi à donner à son capital, et par conséquent il 
ne peut jamais y avoir pendant longtemps un excédant d’un produit quelconque ;
	        

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Die Zollgesetze Der Österreichisch-Ungarischen Monarchie Nach Dem Gegenwärtigen Stande Der Gesetzgebung Nebst Allen Auf Die Einhebung Und Verwaltung Der Zölle Bezug Habenden Vorschriften Und Erlässen. Beck, 1871.
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