PÉRIODE DE 1854 A 1865. 249
C’est le 12 août 1858 seulement qu’ouvrit dans
la ville de Hanovre, pour prendre fin le 3 dé
cembre de la même année, la 13® session, durant
laquelle les désirs de la Prusse au sujet des droits
sur les fers reparurent en face des vœux des États
méridionaux de 1 Allemagne par rapport aux droits
de passage, sans que les réclamants se montrassent
aucunement disposés à se départir de leurs points
de vue respectifs. Rien ne caractérise même mieux
cette époque, qu’une pareille opiniâtreté, qui en fait
ne reposait nullement sur des motifs impérieux.
Quand par exemple la Prusse renonça en 1865 à la
taxe de circulation sur le vin et le moût, il devint
évident, que c’est sans fondement qu’elle avait jus
qu’alors représenté cette taxe comme faisant par
tie intégrante du système de contributions prussien,
comme n’admettant aucune atteinte qui ne fût ac
compagnée d’une réforme complète et générale dans
l’imposition des vins, ou que du moins l’inviolabi
lité dudit droit n’était pas telle qu’à son profit il
fallût vivre en mésintelligence avec les alliés du Sud,
ou poiter préjudice à des intérêts essentiels de l’C-
mon. Mais où se trouvaient d’un autre côté les rai
sons péremptoires, pour lesquelles on faisait une
opposition invincible à la réduction des droits sur
les feis, alors que cette réduction répondait aux in
térêts des provinces orientales de la Prusse et de
l’agriculture et que l’état de la production du
1er en dedans de l’Union la rendait parfaitement