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dune sur le trafic de détail et sur l’exleiision de tout
son mouvement d’échanges. Ces réflexions l’empor
tèrent, et l’Angleterre ayant aisément consenti à
rompre un accord insignifiant, Francfort-sur-le-
Mein devint partie intégrante du Zollverein, en vertu
d’un traité du 2 janvier 1836, conclu toutefois après
beaucoup de peine et de tiraillements. Ce traité
conférait à la cité contractante les droits auxquels
elle attachait tant d’importance, de membre direct
et non médiat de l’Union, avec la faculté pour elle
de prendre part aux conférences générales et autres
délibérations, en telle façon cependant qu’elle était
obligée de laisser dans les cas ordinaires, au délégué
du Nassau, le soin delà représenter. On lui attribua
aussi dans les recettes une part supérieure à celle
que comportait sa population, et ses vœux relatifs
à l’organisation douanière, qui la concernait, obtin
rent une satisfaction à peu près complète. Le traité
avait d’ailleurs rétroactivement frappé les marchan
dises emmagasinées h Francfort et sujettes à des
• droits, d’une taxe y correspondant, dont le montant
devait cependant pour un dixième être versé dans
la caisse municipale. Pour le reste, Francfort sous
crivait à tous les arrangements pris par les traités
antérieurs.
L’adhésion du Nassau et de Francfort vint com
plètement arrondir le domaine du Zollverein, dans
lequel tinrent alors près de 8,253 milles carrés
avec 25,153,847 Ames. A part les droits compensa-