ORGANISATIONS OUVMÈRES
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lisle el la propagande absorbent la majeure partie de
leurs recettes, ainsi que nous le verrons.
La cotisation annuelle varie de 10 à 20 francs par
membre, soit de 20à 40 centimes par semaine en moyenne.
Pendant l’exercice 1904, leurs recettes se sont élevées à
25.800.000 francs, les dépenses à 22.200.000 francs. Les
frais d’administration absorbent 2,620.000 francs au
total, soit un peu moins de 12 % „ dont 4 1/2 % pour l’ad
ministration centrale (frais de bureau compris).
Les journaux et publications des « associations » coû
tent 1.370.000 fr. (6 1/4 %). Il a été dépensé 7.340.000 fr.
(33 %) pour soutenir des grèves, 1.200.000 fr. pour agi
tation et propagande, soit 5 1/3 % ; les secours aux ma
lades et invalides figurent pour 2.040.000 fr , soit 9 1/4 % ;
les secours à des ouvriers sans travail, pour 2.000.000,
soit 9 % ; une somme de 775.000 fr a été affectée à des se
cours en cas de déménagement et pour frais funéraires,
soit 3 t/2 % : 805.000 francs pour secours et indemnités
de voyages, 3 2/3 % ; 208.000 fr. pour conférences et
frais d’assemblées générales ; 176,000 fr. aux secrétariats
ouvriers; 34.000 fr. pour bibliothèques; 31.000 fr. pour
procès pris en main et conduits ; 16.000 fr. pour place
ment d’ouvriers sans travail, etc , etc.
Leur fortune totale s’élevait à environ 20 millions de
francs, à la fin de 1904, dont environ 16 millions en
caisse et 4 millions en placements
2° Les Unions ouvrières Hïrsch-Duncker furent fondées
vers 1868 par le D r Hirsch sur le modèle des associa
tions ouvrières anglaises qu’il avait largement étudiées.
Leur but primitif était l’éducation et 1 instruction des
ouvriers, et le principe général était d'amener progres
sivement l’entente du capital et du travail, c’est-à-dire
d’éviter les grèves par des concessions réciproques, l’exa-