444 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
générale de l’Allemagne comme le but vers lequel
tendent toujours les parties contractantes. En réalité
cependant, les rapports antérieurs se trouvaient,
par son fait, modifiés du tout au tout. Los droits
différentiels, qui avaient fonctionné jusque-là, la
position privilégiée que les deux territoires voisins
s’étaient accordée auparavant entre eux pour leurs
échanges respectifs, avaient fait place h un régime,
dans lequel les stipulants étaient mis exactement
au niveau de toutes les autres contrées. En fait
d’immunités particulières ayant survécu aux autres,
on ne peut guère citer que l’exemption des droits
<I’entrée et de sortie admise en faveur des choses
traversant la frontière et la repassant ensuite après
avoir subi chez le voisin une réparation ou une
amélioration (art. 6) ou bien que le contact établi,
là où il y avait possibilité de le faire, entre les bu
reaux de douane sis à la frontière, de façon que les
opérations douanières nécessitées par le passage des
marchandises d’un territoire dans l’autre eussent
lieu simultanément (art. 8) ; et d’ailleurs c’étaient
là des dispositions qu’il n’eût pas été possible de
mettre d’accord avec le système des douanes fran
çaises. Ce n'est pas que l’art. 25 du traité nouveau
n’eût prévu aussi et réglé l’hypothèse où les parties
voudraient prendre d’autres mesures encore eu fa
veur du commerce international, se concerter sur
un plus grand rapprochement de leurs tarifs de
douane et débattre la question de 1 union douanière