Full text: Das Arbeitsrecht der Čechoslovakischen Republik

XLIT 
NOTICE SUR LA VIE ET LES ÉCRITS 
prix du blé au même degré que la main-d’œuvre et le capital. » Au même 
degré! Est-ce un aveu, est-ce un écart de la pensée? 
N’importe ; pour nous la rente est un droit dont le propriétaire se hâte de 
jouir; droit légitime, mais que nous sommes appelés à contenir dans ses 
justes limites par l’affranchissement du travail, par l’association féconde 
des capitalistes et des travailleurs. Et cette association, nous la voulons non 
pas sur le plan des séduisants programmes offerts aux peuples par les 
prophètes de l’organisation du travail, du phalanstère, du communisme et 
autres institutions philosophales, mais sur le plan de quelques expérien 
ces fort heureusement tentées en France, en Belgique \ en Angleterre, 
et que l’incurie de nos manufacturiers ne sait pas multiplier dans l’inté 
rêt de tous. Ce qui ne nous empêche pas, soit dit en passant, de rendre 
une éclatante justice aux hommes éminents que compte le socialisme. Nous 
pouvons ne pas trouver leurs doctrines praticables, efficaces ou même ori 
ginales : nous croyons qu’ils ont fait la poétique des sociétés au lieu d’en 
faire la logique : mais nous pensons que leurs généreuses inspirations ont 
rajeuni la science sociale, et qu’en critiquant et combattant nos doctrines, 
ils nous en ont mieux fait connaître la grandeur et la fécondité. Ce qui 
prouve que la concurrence des idées est tout aussi salutaire que celle des 
produits et des industries. 
Or, pendant que les Principes d"économie politique et le beau travail sur 
la Protection de l'agriculture faisaient'fortune dans le monde intellectuel, 
Ricardo faisait fortune dans le monde politique et financier. Et il put 
se présenter un jour aux électeurs de Portarlington sous le patronage 
d’une fortune qu’on a évaluée au chiffre fabuleux et douteux de -lo mil 
lions de francs, et entouré d’un respect qu’il devait à sa réputation de 
penseur, et à la noble indépendance de son esprit et de son cœur. Sur le 
théâtre imposant où il allait déployer l’autorité de son talent il fut avant 
tout l’homme de ses principes, de ses convictions, et ou peut faire de lui 
cet éloge, qu’il a été fidèle ami, fidèle citoyen, et, pour compléter l’épi 
taphe, fidèle époux. Pendant vingt ans sa main serra celle de Malthus, 
de Mill, de Say. sans que l’antagonisme de leurs idées jetiU le moindre 
nuage sur l'intimité de leurs âmes ; sans qu’il s’élevât jamais entre eux de 
ces tristes démêlés qui éternisent de nos jours les ignominieux conflits du 
savant Vadius et du sémillant ïrissotin. 
Ricardo siégea en I8i'j Aia Chambre des Communes comme représen 
tant de Portarlington. Sa défiance en ses propres forces faillit priver le pays 
des grands services que ses fonctions civiques lui permirent de rendre. On 
lit dans une lettre écrite le 7 avril 1819, à l’un de ses amis ; « Vous aurez 
vu que je siège à la Chambre des Communes. Je crains de n’y être pas 
‘ Voyez un beau travail de M. de Rrouckère sur la situation des classes ouvrières. L’au 
teur y a déployé une hauteur de vues, une générosité de sentiments, une sûreté de coup 
d'oeil qu’on ne saurait dépasser.
	        
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