fullscreen: La crise du petit commerce

(93 — 
puissant moyen de réclame, et cela explique la colère 
des «détaillants qui, avant le développement des servi- 
ces d’escompte qui font appel aux mêmes tendances du 
public, n’avaient rien à lui opposer. Cela explique aussi 
que les coopératives évitent autant que possible de 
payer moins de ristourne une certaine année que la 
précédente, et que par conséquent le taux de la ristour- 
ne tende à se stabiliser, ainsi qu’un coup d'œil jeté 
sur la statistique des ristournes d’une société donnée, 
depuis sa fondation, permet de s’en convaincre aisé- 
ment. La ristourne tend à devenir indépendante du 
bilan. Elle est payée, si besoin est, aux dépens des 
réserves ; le « bénéfice » est réparti les années où la 
société est en perte, de sorte que les coopératives con- 
tribuent à J’éclosion de cette mentalité de fictions fi- 
nancières qui se traduit, à l’heure actuelle, par l’épidé- 
mie d’escroqueries la plus extraordinaire que l’histoire 
ait enregistrée *. 
D'une manière générale, du reste, les fondements fi- 
nanciers des coopératives et de leur centrale sont loin 
d’être irréprochables, surtout en Suisse. Hans Müller 
le remarquait déjà (op. cit.) en 1915, à propos des en- 
gagements exagérés pris par la dite centrale avec Bell 
S. A. comme à propos d’une « manière de faire les bi- 
tandis que c’est la femme qui touche la ristourne et l’em- 
ploie à son gré, la considérant comme un menu profit per- 
sonnel. (Il n’est d’ailleurs pas toujours menu). 
* «@ Speziell die Rückvergütungs- oder Dividendenpolitik 
> wird im praktischen Konsumgenossenschaftswesen weniger 
» auf genossenschaftliche Forderungen, als auf handels- 
» psychologische Momente eingestellt. Dies haben wir durch 
» die Tatsache bewiesen, dass selbst in zahlreichen Vereinen 
> Rückvergütungen auf Kosten der Reserven ausbezahlt 
> werden.» (Die Finanzgebarung der Genossenschaften mit 
hesonderer Berücksichtigqung der schweiz. Bank- und 
Konsumgenossenschaften. Thèse de Genève, quoique en al- 
lemand. Imprimé à Bischofzell, chez Salzmann, 1925). Au- 
leur: Paul Beuttner. Le passage cité ici est pris “ la 
page 128. 
4
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.