Contents: Über asiatische Wechselkurse

LA GUERRE. 
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faire occuper Gallipoli, pour barrer la route aux vaisseaux 
anglais. On la lui refusa, avec la pensée peut-être qu’il s’en 
passerait. 11 n’osa. Trop discipliné, ou effrayé des consé 
quences, il obéit à ses instructions écrites, et non aux désirs 
inavoués de son gouvernement. 
Il se vit dans une position critique ; les Anglais à Besika, 
les Turcs maîtres toujours du quadrilatère, la Roumanie 
mécontente et lasse de la guerre, l'Autriche menaçante, 
l’armée russe fatiguée elle-même; Andrinople pouvait être 
prise dans un cercle d’ennemis et toutes ses victoires com 
promises. Il signa l’armistice d’Andrinople — 30 janvier. 
Mais les Anglais, par précaution, franchirent les Darda 
nelles, et vinrent jeter l’ancre aux îles des Princes, à l’en 
trée du Bosphore, en vue de Constantinople. Le tsar irrité 
rendit au grand-duc sa liberté d’action, l’autorisa à con 
duire ses troupes dans Constantinople, « même par la force», 
si les Anglais avançaient. Le grand-duc s’établit à San 
Stefano, un faubourg de la capitale, prépara l’attaque. Le 
sultan supplia les Anglais de se retirer ; ils levèrent l’ancre : 
les Russes n’entrèrent pas dans Tsarigrad. Ils eurent peut- 
être tort de ne pas saisir cette occasion unique ; ils comp 
tèrent sur l’habileté de leur diplomatie, sur l’appui du 
prince de Bismarck, et pensèrent obtenir par des négocia 
tions, sans risquer une guerre européenne, les avantages 
qu’ils auraient pu se promettre de l’occupation de Constan 
tinople. 
La convention d’Andrinople indiquait les bases du traité 
à intervenir : indépendance et agrandissement de la Rou 
manie et de la Serbie, agrandissement du Monténégro, 
constitution de la Bulgarie en principauté autonome, admi 
nistration autonome assurée à la Bosnie, à l’Herzégovine et 
aux autres provinces chrétiennes, paiement d’une indem 
nité de guerre à la Russie. Ces conditions étaient dans l’en 
semble conformes aux principes de la conférence de Cons 
tantinople et du protocole du 31 mars 1877. Cependant il 
fallait savoir dans quelles limites la Russie prétendait éta 
blir la principauté nouvelle de Bulgarie : là se portait l’at 
tention des cabinets européens. La question bulgare fut 
d’ailleurs le point essentiel des négociations qui suivirent la 
guerre des Balkans. 
L’Angleterre inquiète était toute prête à intervenir ; elle 
renforçait ses garnisons de Malte et de Gibraltar; elle 
manifestait l’intention d’embarquer une partie des troupe»
	        
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