LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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toute l’Amérique, se divise à son entrée au Pérou en rami
fications et contreforts qui suivent la direction de 1 Est et
se séparent peu à peu; l’autre chaîne, qui longe la côte
dans une direction parallèle à celle des Andes, se nomme
Cordillère de la côte ou Cordillère Occidentale. C’est
cette chaîne qu’il faut franchir par un certain nombre de
passages nommés portachuelos, pas os, abras, pour des
cendre dans la sierra, qui est le territoire compris entre
les deux chaînes qui partage tout le Pérou, jusqu’à une
altitude de 3.500 mètres. C’est après avoir traversé la
sierra et franchi, ou plutôt traversé, les Andes, ou Cor
dillères Orientales, que l’on se trouve dans la partie la
plus vaste, la plus belle et la plus riche du Pérou, en même
temps que la moins connue. Cette région, la Montana, est
sillonnée par un magnifique réseau de fleuves, le Napo,
i’Ucayali, le Maranon, le Purus, le Yurua, le Madré de
Dios, le Madeira, etc., qui descendent ou coupent les
Cordillères pour se réunir au géant des fleuves, l’Amazone.
La longueur du littoral péruvien, qui s’étend depuis la
crique Santa Rosa jusqu’à la vallée du rio Sama (1), est
de plus de 2.000 kilomètres. La largeur la plus grande
du territoire se trouve sous le parallèle, 6°45, où cette
largeur atteint 2.000 kilomètres à peu près.
VII. — Cet immense territoire est divisé de l’est à
l’ouest, du Pacifique au bassin de l’Amazone, en trois
grandes zones bien caractérisées : la Costa ou côte, la
Sierra et la Montana (2) qui se subdivisent à leur tour en
trois autres régions : la Cordillera, la Puna et la Ceja de
Montana (sourcil de la Montana). Quelques-unes de ces
(1) S’en tenant au traité d’Ancon, les Péruviens reportent cette limite
à la guebrada de Camarones.
. (2) Au Pérou, en Bolivie et en Colombie, le mot montana ou monte ne
désigne pas une élévation de terrain, mais des régions orientales cou
vertes de forêts vierges et généralement peu connues.