LA CONCENTRATION INDUSTRIELLE
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avec le consommateur. Couturières, tailleurs, cordon
niers, menuisiers-charpentiers, boulangers, maréchaux-
ferrants, serruriers, poêliers, maçons, peintres, char
rons, couvreurs, plombiers, lingères, modistes, etc.,
toutes les entreprises ou peu s’en faut rentrent dans
la petite industrie ; môme, dans la grande majorité des
cas, elles appartiennent pour une forte proportion à la
très petite industrie (Voir le tableau VI ci joint).
Dans les industries servant de base aux autres (mi
nes et sidérurgie) les entreprises occupant plus de 500
ouvriers dominent. J’en donne la liste :
Entreprises
et divi
sions d’en-
treprises O.
Sièges d’extraction des
mines de houille . . 46 occupant 30.110 ouvr. sur 116,274 soit 25,89
Fabriques de fer (pudd-
lage et laminage) . .
9
»
6,330 «
» H,702
« 54,10
Aciéries
3
»
3.140 »
» 4,428
» 70,91
Laminoirs à acier et à
fer (sans puddlage) .
1
n
710 »
« 1,521
» 46,68
Le lecteur reprochera peut-être à notre théorie, en
jetant un coup d’œil sur le tableau ci-après (VII), de ne
pas répondre aux faits. L’industrie de l’extraction des
mines de houille, dira-t-il, la plus éloignée du consom
mateur ne comprend que 25.89 % d’ouvriers dans la
très grande industrie, tandis que la filature mécanique,
par exemple, en comprend presque trois fois autant
(04.52 •/„).
Cette objection paraît juste, uniquement parce que le
tableau ne nous donne pas une idée complète du mou
vement de concentration. Chaque division d’entreprise
figure ici comme entreprise distincte. Ainsi le fond et