70 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Dans celui enfin du 11 décembre 1841, relatif à
la principauté de Pyrmont.
Toutefois, malgré le concours do tant de provin
ces, l’engouement pour le Zollverein n’était pas
universel, et notamment il n’était pas partagé par
les États maritimes, qui par leur littoral commu
niquaient facilement avec l’étranger. Déjà, on se le
rappelle, avant 1830, le principal de ces derniers
États, le royaume de Hanovre avait concouru acti
vement à la formation de l’union commerciale du
Centre, et, depuis cette époque, il avait articulé de
vant la diète germanique des protestations contre
l’extension du réseau douanier de la Prusse. Mais,
voyant que sa lutte contre le Zollverein demeurait
impuissante, il prit le parti de l’imiter, et, à cet effet,
il organisa successivement, à partir de 1834, avec le
Brunswick, Oldenbourg, diverses enclaves de la
Prusse et Scliaumbourg-Lippe, une association in
dépendante, qui prit le nom de Steuerverein (littéra
lement association d’impôts). A l’exemple du Zollve
rein, le Steuerverein substituait aux barrières, qui se
dressaient devant des territoires voisins ou enclavés,
une ligne unique autour des frontières extérieures et
un tarif commun ; seulement son tarif était beau
coup plus modéré, attendu que les intérêts de
ces contrées côtières étaient bien moins dévelop
pés dans le sens de l’industrie que dans celui du
commerce. Le premier terme assigné à la petite
association était du reste le même que celui de la