PÉRIODE DE 1854 A 1865.
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opération rendît les marchés du Zollverein accessibles
aux produits britanniques, il fallait plutôt s’y attendre
qu’à la voir faciliter aux produits du Zollverein
l’accès de quelque marché que ce fût. De plus,
elle n’aurait pas vidé irrévocablablement les questions
de tarif, car elle n aurait constitué au fond
qu’une manœuvre sur l’échiquier de la politique
commerciale, et en tout cas elle n’aurait été universellement
envisagée que sous ce point de vue. Un
peu plus tôt ou plus tard la nécessité de traiter avec
la France ou la Belgique se fût inévitablement représentée
et aurait entraîné d’une façon non moins
certaine à sa suite de nouveaux changements dans
le tarif douanier. On n'eût pas été rassuré sur l’avenir,
dans la mesure du moins où on peut l’être
parla législation, alors cependant que celte contiance
est nécessaire en tout temps et doublement
nécessaire dans les conjonctures actuelles. Un traité
avec la France donne au contraire satisfaction à ces
deux titres. D’une part, il ouvre à la production
fédérale un marché sur l’importance duquel les
expériences faites depuis l’exécution des traités de
la iMitnce avec 1 Angleterre et la Belgique ne laissent
subsister aucun doute. D autre part, et sous réserve
des quel(|ues modilicalioiis, dont le temps pourrait
démontrer l’urgence, il clôt les discussions entretenues
par le tarif, tant à l’intérieur du Zollverein
que dans les rapports du Zollverein avec l’étranger.
Je puis déjà faire connaître aujourd’hui, que dans