CHAPITRE XVI
Les travaux pour chômeurs
dans la Province de Luxembourg
La province de Luxembourg offre l’exemple le plus remarquable
d’une tentative d’organisation de secours en travail.
Dès qu’il fut question d’aide aux chômeurs, les délégués du Luxem-
bourg au Comité National demandèrent à pouvoir disposer des
sommes qui étaient destinées à leur province sous forme de subsides
aux communes qui entreprendraient des travaux publics. Ils avaient
pensé qu’étant donné la grande étendue du territoire et le peu de
densité de la population, composée en grande partie d’éléments
agricoles, il était possible d’élaborer un important programme de
travaux publics et d’y occuper pendant longtemps tous les hommes
valides.
Le Comité créa dès le début, une Section, intitulée Section-Travail
qui devint bientôt le pivôt de toute l’organisation des secours dans
la province.
I édicta un règlement dont les principales dispositions étaient
les suivantes ;
Le Comité mettait à la disposition des administrations communales
qui en feraient la demande des sommes destinées à payer les salaires
des ouvriers employés à certains travaux d’utilité publique énumérés
limitativement :
19 Etablissement et empierrement de chemins d’intérêt local,
de chemins forestiers ou de culture :
20 Etablissement et réparation de conduites ou distributions
d’eau ;
30 Creusage et curage de fossés ;
40 Travaux de terrassement et déblaiement ;
50 Plantation, coupe de bois, défrichements ;
69 Travaux d'assainissement de terrains fangeux et de wateringues ;
79 En général tous les travaux d’intérêt public et d’hygiène.
En dehors de ces catégories de travaux, aucune intervention n’était
accordée. Seuls, les ouvriers habitant la province de Luxembourg
pouvaient y participer.