CHAPITRE XXVII
Suppression du Secours Chômage
et institution du Secours Alimentaire
Les œuvres de secours du Comité National s’étaient créées une
à une, petit à petit, et avaient fini par se multiplier considérablement.
Elle impliquaient chacune des comités ou administrations spéciales,
qui, parfois ne coordonnaient pas leurs mesures et leurs efforts. Il en
résultait, pratiquement, des discordances et des abus. Une certaine
unification s’imposait.
D’autre part, depuis longtemps, dès la fin de 1916 et le début de
1917, un mouvement d’opinion se faisait sentir pour demander l’augmentation
des secours. Le prix de la vie renchérissait de jour en jour
dans toutes les parties du pays, et l’insuffisance des secours s’accentuait.
Le Comité National fit de vains efforts pour obtenir des autorités
allemandes l’autorisation d’augmenter le taux de ses secours,
notamment du Secours Chômage. Quand on vit que la résistance
était définitive, on résolut de recourir à un moyen détourné : modifier
l’organisation des secours principaux.
Telles sont les raisons qui poussèrent le Comité National à étudier
dès le milieu de 1917 une réforme importante. Elle aboutit, en août
1917, à l’institution du Secours Alimentaire.
L’idée fondamentale était de rendre les œuvres plus simples et
plus uniformes pour en rendre le fonctionnement plus aisé, supprimer
des abus et des fraudes.
Le premier caractère de la réforme consistait à fusionner plusieurs
secours : le Secours A, ou secours aux nécessiteux en général ;
Le Secours « pour vivres supplémentaires » qui avait été institué
pour parer une manœuvre des autorités allemandes, qui avaient
exigé des vivres supplémentaires pour les ouvriers astreints à un
dur travail — c’est-à-dire généralement les ouvriers travaillant
pour l’occupant. On avait généralisé la mesure, pour qu’il n’y eût
point de privilégiés ;
Le Secours C ou Secours Chômage ;
Le Secours Chauffage ;
Et le Secours Vêtement.