Full text: Principes d'économie politique

cr 
s'accroître), à plus forte raison pour le travailleur civilèse 
dont la puissance est multipliée par la division du travail e 
l’organisation collective. Or, le patron devenu possesseur: de 
cette force de travail parce qu'il l’a achetée, invente mille 
moyens ingénieux pour accroître cette plus-value — en 
prolongeant autant que possible la- durée de la journée de 
travail, en stimulant l’ouvrier par l’appât trompeur du tra- 
ail à prix fait, en épuisant les femmes et les petits enfants à 
l'aide de machines qui permettent d’utiliser leurs faibles 
bras. Et d’autre part, les progrès techniques, en permettant 
de produire a moins de frais tout ce qui est indispensable à 
Ja vie matérielle et à l’entretien d’un ouvrier, réduisent 
d'autant la valeur de la main-d’œuvre puisque cette‘ valeur 
e peut dépasser celle des frais d’entretien. Si nous voulons 
imaginer que: la productivité du travail s’accrût dans: des 
proportions telles que cinq minutes: fussent suffisantes pou 
produire la nourriture d’un homme travaillant dix heures 
par jour, en ce cas une journée d'ouvrier n'aurait plus 
alors: qu’une valeur équivalente à celle de 5 minutes de 
ravail: tel est le salaire que donnerait le patron désormais 
etilgarderait l’excédent, c’est -à-dire toute la valeur produite 
pendant les 9 heures 55 minutes, restant ! 
_ Toute cette ingénieuse dialectique, destiné à démontrer 
que le profit constitue, par sa nature même, une spoliation 
dutravail, qu’il: est constitué par une certaine: quantité de 
ravail non payé, est impressionnante et même: irréfutable 
si l’on admet le postulat que toute marchandise ne vaut 
que la quantité de travail qui ‘y est’ incorporée et que 
la force de travail, sous le régime économique actuel 
étant une marchandise comme une autre, elle aussi ne 
peut valoir plus que la quantité de travail qui a servi à 
la produire elle-même. Mais si l’on admet au contraire 
(voir pp. 65-68) que la valeur est déterminée par d’autres 
acteurs que le travail de l'ouvrier — et autres'aussi que le 
travail de l'entrepreneur — qu’elle est déterminée par le jeu 
de ces causes complexes qu’on résume > dans la formal 
56
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.