LE MODE DE DISTRIBUTION DES SECOURS 7
divisionnaires, dont la pénurie était déjà à cette époque inquiétante.
On avait jugé, à ce moment, que les frais et les complications
qu’entraînait le service des bons étaient hors de proportion avec
leur utilité.
Cependant, un certain nombre de Comités continuèrent à les
employer jusqu’à l’institution du Secours Alimentaire.
Parmi les initiatives intéressantes relatives au mode de distribu-
tion des secours, il faut signaler celles du Comité provincial de Namur
qui remplaça le système des bons par des livrets, véritables carnets
de chèques, sur lesquels on inscrivait d’une part les recettes des
secourus, c’est-à-dire les indemnités de secours et d’autre part, leurs
dépenses, c’est-à-dire les sommes correspondant à leurs achats dans
les magasins du Comité et chez les commerçants agréés. On avait ainsi
un contrôle permanent sur l’utilisation des secours et l’on habituait
la population à user des moyens de paiement économisant la monnaie.
C’était comme une réalisation partielle du « comptabilisme » cher à
M. Ernest Solvay.
Ce système entraînait des écritures assez compliquées qui exigeaient
un personnel d'employés compétents. Mais il fut jugé si rationnel et
efficace, qu’il fut adopté d’une façon générale lors de l’institution du
Secours Alimentaire.
12”