fullscreen: Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande

LE MODE DE DISTRIBUTION DES SECOURS 7 
divisionnaires, dont la pénurie était déjà à cette époque inquiétante. 
On avait jugé, à ce moment, que les frais et les complications 
qu’entraînait le service des bons étaient hors de proportion avec 
leur utilité. 
Cependant, un certain nombre de Comités continuèrent à les 
employer jusqu’à l’institution du Secours Alimentaire. 
Parmi les initiatives intéressantes relatives au mode de distribu- 
tion des secours, il faut signaler celles du Comité provincial de Namur 
qui remplaça le système des bons par des livrets, véritables carnets 
de chèques, sur lesquels on inscrivait d’une part les recettes des 
secourus, c’est-à-dire les indemnités de secours et d’autre part, leurs 
dépenses, c’est-à-dire les sommes correspondant à leurs achats dans 
les magasins du Comité et chez les commerçants agréés. On avait ainsi 
un contrôle permanent sur l’utilisation des secours et l’on habituait 
la population à user des moyens de paiement économisant la monnaie. 
C’était comme une réalisation partielle du « comptabilisme » cher à 
M. Ernest Solvay. 
Ce système entraînait des écritures assez compliquées qui exigeaient 
un personnel d'employés compétents. Mais il fut jugé si rationnel et 
efficace, qu’il fut adopté d’une façon générale lors de l’institution du 
Secours Alimentaire. 
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