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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
position de solution juridique des différends pensaient à l’arbitrage
d’un troisième Etat comme mode de solution. Ils devaient être con
vaincus que les parties ne pourraient pas être réconciliées par des
pourparlers directs.
Les expressions qu’emploit Pausanias vont plus loin aussi que
de semblables pourparlers ; il dit expressément que la proposition
était basé sur un règlement par voie judiciaire et de telle manière
que les éléments en discussion devaient être tranchées par un juge
ment 1 mais la forme d’un semblable règlement était l’arbitrage par
un troisième Etat accepté par les deux parties.
XVII
Les Ioniens arbitres entre MILET & MYONTE. peu après l’an 392.
Un inscription trouvée à Milet 2 raconte une affaire d’arbitrage
entre deux villes ioniennes, Milet et Myonte ; le différend portait
sur un district. Pour juger dans cette affaire, un tribunal fut réuni,
qui se composait de 5 hommes de chacune des villes suivantes :
Erythrée, Chios, Clazomène, Lebedos, Ephèse, et une autre ville.
Quand le tribunal fut rassemblé, que les témoins eurent prêté ser
ment et que les frontières eurent été examinées, Myonte abandonna le
procès avant que la sentence ne fut rendue. 3 Les avocats des parties 4
en prévinrent les villes qui participaient au jugement de l’affaire.
Le satrape d’Ionie, Struses, entendit ceux qui avaient fonctionné comme
juges, et déclara qu’après ces événements, le pays appartenait à
Milet.
1 1. c. ’A\h\vatoi bè tip btdvoiav xcòv Aaxebaipovícov %po%em)Opë\oi xÉpxouovv èç
ZxápxTp, on\a pèv Gcpâç èm ©t\ßac; beópevox pij xivr\ôcu, bíx% bè úxèp d>v è-yxaXoúov
btaxpívEô&ai. Aaxebcnpóvicn bè xpôç òpyfp àxoTiépxovGv xip xpeößeiav. — 2 A. Wie
gand S. B. Akad. Berlin 1901, p. 905. Friedrich chez K. v. Stradonitz, S. B. Akad.
Berlin 1900, p. 113. H. v. Gaertringen. Inschr. von Priène. Berlin 1906, p. 202.
— 3 xefretörp; x% bíxrp úxò MxXpoicov xctl Mupoicov xai xœp papxùpœp papxuppaàvxcov
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