fullscreen: L'évolution industrielle de la Belgique

306 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE 
à Lyon, qui a pour but d’amener facilement la force 
mécanique dans l’atelier domestique (1). Les ressources 
de la Société se composaient, fin 1899, de 140.000 frs 
de subventions et de 53.000 francs de souscriptions des 
membres (2). Depuis, les dons privés ont augmenté 
(jusqu’au 17 mars 1907) de 6000 francs ; les subven 
tions ont cessé entièrement (3) On peut dire que 
l’expérience a échoué complètement. « Le moteur élec 
trique ne sera donc pas la baguette magique qui res 
suscitera un ordre de choses disparu » concluent Julin 
et Dubois (4). 
Quant à l’industrie de la rubannerie à Saint-Etienne, 
la décadence de l’industrie à domicile n’y semble pas 
lointaine : « La rubannerie, disent les enquêteurs, pas 
p’us qu’une autre industrie, n’échappera à la loi du 
progrès : le jour viendra où son outillage se renouvel 
lera, où des méthodes de travail plus rapides, plus 
économiques seront introduites. Le métier à la barre 
n’est plus le seul à être employé, les fabriques riva 
les en ont imaginé d’autres. Que feront les rubanniers 
à domicile le jour où leur instrument deviendra inu 
tile, succombera devant un autre plus ingénieux, plus 
perfectionné ? Où iront-ils chercher les ressources pour 
vaincre ce nouvel adversaire » (5). 
On le voit, il faut définitivement abandonner l’idée 
que le moteur électrique fera revivre les industries à 
domicile. 
(1) Ib. p. 168. 
(2) Ib p, 169. 
(3) Reforme sociale, 1908, p. 665. 
(4) Office du Travail. Les moteurs etc. 1. c. p. 180. 
(5) Ib. p. 269.
	        
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