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PREMIERES NOTIONS
le dépenser, oui! quoiqu’il y_falliit encore un cer-
tain entrainement, mais le faire valoir productive-
ment, non! Le proprétaire du capital est donc
obligé de prendre quelqu’un pour I’aider, un ou-
vrier, comme on dit, et naturellement, ce quelqu’un
ne fournira pas son travail gratuitement. Le pro-
priétaire devra lui payer une indemnité qui sera
une part dans le produit de la terre ou de la péche
ou, ce qui sera plus commode pour I'ouvrier, I'équi-
valent évalué en argent et donné d’avance. Cette
rémunération qui n'est autre que le prix de loca-
tion de la main-d’ceuvre, comme I'intérét est le
prix de louage du capital, s’appelle le salaire, et
celui qui le touche prend le nom de salarié. Quant
a celui qui le paie, le propriétaire, quand il joue
ce role nouveau, il prend le nom de « patron ».
LE SALARIAT
Or, ce mode d'emploi du capital,
appelé louage de travail, est gros de consé-
quences formidables, bien plus qu’aucun des autres
modes d'emploi déja exposés. Ce n'est point
qu'il ne paraisse, tout comme les modes précédents,
tres avantageux pour les deux parties. D’abord
pour le propriétaire, puisque cela lui permet d’uti-